Ragga

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  • Publié le : 15 novembre 2010
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RAGGA DANCEHALL : UNE HISTOIRE JAMAICAINE

Le ragga dancehall, est un mouvement musical qui dérive du reggae et du dub. Etant une évolution récente de ces derniers, ces trois mouvements partagent donc une histoire commune et indisociable.
La musique moyen d’expression privilégié en Jamaïque
Le ragga (en tant qu’évolution du reggae et du dub) est un mouvement qui s’inscrit pleinement dansl’histoire de la Jamaïque. La musique a de tout temps eu un rôle particulier dans le pays, l’esclavage ayant de fait écarté une très grande partie de la population de l’éducation on constate un très fort taux d’illettrisme. On a donc une société qui repose en grande partie sur l’oralité et notamment la musique, et ce même pendant la période de l’esclavage où elle étant pourtant bien souventinterdite. L’esclavage jusqu’en 1838, la colonisation jusqu’en 1962, la pauvreté ambiante du pays et même l’endettement économique record en 1977, tout ceci contribua très fortement à créer un climat d’injustice et de révolte. Et c’est à travers la musique que les Jamaïcains aspiraient à cette émancipation si longtemps convoitée.
L’apparition du dub
Le jazz et le blues, peut-être aussi en partie parceque c’était des musiques jouées par des afro-américains (qui partageaient un même passé que la population jamaïcaine), connaissaient un vive succès en Jamaïque. Mais la situation économique difficile du pays, et les faibles revenus ne permettaient pas à une grande majorité de la population de posséder des postes de radios, encore moins la télévision qui d’ailleurs était très peu répandue entre1945 et 1960. Tout ceci favorisa dans les années 1950 le développement de sound systems (ou sono itinérantes), espaces en plein air où moyennant un droit d’entrée on assistait à une soirée musicale animée par des deejays. Ces sound systems connurent un franc succès auprès des jamaicains et une sorte de compétition entre les sound systems se créa. Les deejays n’étaient plus seulement là pour passerles disques américains mais ils prenaient aussi part aux chansons qu’ils passaient, à l’image de Count Machuki. King Stitt qui fut couronné par la foule en 1962 roi des deejays, enregistra notamment sa voix et ses formules de chauffe habituelles sur des rythmiques reggae en 1969. On enregistrait alors des paroles, des formules du genre de « get on the ball » dans un style scandé sur des versionsinstrumentales de chanson. C’était la naissance du dub. Par la suite, on se mit de plus en plus souvent à accentuer la partie rythmique des chansons, et à ajouter des effets sonores comme les réverbérations, et au lieu de n’enregistrer que des formules d’animation on se mit à scander des morceaux de textes d’autres chansons. Ces chansons avaient avant tout pour but d’être jouées lors des soundsystems et non d’être commercialisées à grande échelle.
Les origines du reggae
Issu du mento, danse  « traditionnelle » jamaïcaine (depuis le début du 19e siècle) mais vu comme une diablerie par les colons, le reggae apparut fin des années 1960. Le reggae, musique contestataire devient un véritable medium de la nation jamaïcaine, il fait appel à la fierté du peuple noir et l’exhorte à un retour auxsources : « back to Africa ». Il se réfère en effet beaucoup au rastafarisme, religion dérivée du christianisme mais qui place la terre promise en Afrique auprès de leur roi Hailié Sélassié, roi d’Ethiopie. Et par l’intermède d’artistes comme Bob Marley, Bunny Wailer, Peter Tosh le reggae dénonce à la fois la misère et les difficultés rencontrées par la population du pays mais se veut aussi unmessage d’espoir pour ces mêmes personnes en leur promettant un avenir meilleur, loin de « Babylone ».
Un contexte politique annonçant le déclin du reggae…
Au début des années 1980 la Jamaïque connaît une situation politique compliquée, de guerre civile. Le 1/11/1980 Edward Seaga arrive au pouvoir avec son parti le JLP. Cette arrivée au pouvoir ne s’est pas faite sans douleur on dénombre en...
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