Rapport de stage à l'école expérimentale de bonneuil, maud mannoni

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  • Publié le : 2 octobre 2009
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Fabry Nathalie

Rapport de stage
Ecole Expérimentale de Bonneuil
« Maud MANNONI »

IRTS DEME1Melun Session 2009-2010

« Les marginaux (y compris les fous) posent une question qu’il faudrait accepter d’entendre.
Cettequestion est celle de la différence qu’ils revendiquent.
Comment leur donner les moyens de vivre, sans exiger d’eux une « réinsertion sociale » à tout prix ?
Ce problème est de ceux de notre époque »

« Un lieu pour vivre »
Maud Mannoni

SOMMAIRE

1.MOTIVATIONS CONCERNANT LE CHOIX DU STAGE

2.PRESENTATION DU CADRE D’INTERVENTION

a)Le cadreadministratif et financier
b)Le personnel
c)Les grandes lignes du projet institutionnel

3.MES OBSERVATIONS

a) Compréhension du dispositif institutionnel
b) Rencontres avec les enfants, troubles et pistes de positionnement

4.MON RÔLE DE MONITICE-EDUCATRICE

a)Vie quotidienne et activité mise en place
b)Les valeurs que j’ai découvertes, re-découvertes ou approfondies

CONCLUSIONREFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

1.MOTIVATIONS CONCERNANT LE CHOIX DU STAGE

J’ai choisi l’école expérimentale de Bonneuil, créée par Maud Mannoni, car cet établissement est porteur de projets pilotes depuis les années 1970.
En effet, l’ouverture sur l’extérieur voulue par sa fondatrice depuis l‘origine, et ses tendances à se tourner vers les préceptes de l’anti-psychiatrie et de lapsychanalyse en tant qu’outils de travail, m’interrogeaient quant à leur réelle mise en place et à l’intérêt dont les enfants avaient bénéficié jusqu’alors.

Avec la disparition des pionniers de l’établissement, je me questionnais aussi, sur la continuité des actions conçues par Maud Mannoni, ainsi que sur les évolutions éventuelles des prises en charge, par rapport au projet initial.
Bienévidemment, pour me poser ces questions, je m’étais abreuvée d’informations tout en lisant l’un des livres de Maud Mannoni, «Un lieu pour vivre», avant d’arriver en terra-incognita.
Je n’avais aucune idée préconçue, si ce n’est que cette expérience professionnelle devait me permettre une réflexion sur les limites de la normalité et sur un monde où la souffrance psychique entraîne descomportements dont le sens parfois nous échappe, que ce soient nos propres comportements face à la maladie mentale, ou ceux des malades eux - mêmes. La peur et l’incompréhension réciproque, que la méconnaissance les uns des autres génèrent.

Je trouve que la question du sens est capitale et au centre du travail de l’éducateur et de son accompagnement auprès d’un public, quel qu’il soit.Le type de pathologies rencontrées à Bonneuil, nous renvoie à nos propres limites et lacunes, à notre propre «enfer», à partir du moment où nous ne trouvons plus de sens à ce que nous faisons.

Je comptais donc expérimenter ma propre capacité à mettre du sens sur ce que j’allais être capable de construire avec des êtres humains à priori uniquement adeptes du non-sens.J’allais être confrontée à un public différent de celui que je côtoie au quotidien, quelles allaient être mes limites? Mes craintes inavouées? Ma réelle capacité à accepter l’autre dans toute sa différence? Comment après tant d’années, allais-je pouvoir intégrer une nouvelle équipe? Quelles répercussions positives ou négatives cela allait-il entraîner?

Un stage dans ce type d’établissement...