Rapport sur la commission sur la mesure des performances économiques et du progrès social

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  • Publié le : 16 avril 2010
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Commission sur la mesure des performances économiques et du progrès social.

Claire Melquiond, le mercredi 10 février 2010

Introduction :

Nicolas Sarkozy a évoqué en 2008, je cite : «les français qui n’en peuvent plus de l’écart grandissant entre les statistiques qui affichent un progrès continu, et les difficultés croissantes qu’ils éprouvent dans leur vie quotidienne » Cela nousamène à remettre en question les méthodes de mesures du bien-être économique de la population. Ainsi, le 8 janvier 2008, la commission Stiglitz a été mise en place par Nicolas Sarkozy. Quelle a été son but ? Quels problèmes devaient-elle mettre en évidence ? Nous n’allons étudier sur les trois chapitres du rapport de la commission sur la mesure des performances économiques et du progrès social quele premier intitulé : « Question classique de mesure du PIB » et répondant certainement le mieux à la commande initiale de M. Sarkozy, citée précédemment. En effet, le but de cette commission est de développer une « réflexion sur les moyens d'échapper à une approche trop quantitative, trop comptable de la mesure de nos performances collectives » et d'élaborer de nouveaux indicateurs de richesse.Mon introduction aura pour but second de traiter un point clé, celui de la composition de cette commission. Elle comporte 26 membres et parmi eux son président, le professeur Joseph E. Stiglitz de l’université de Colombia. C’est un économiste américain, né en 1943 et qui reçu le prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel en 2001 pour un travail commun avec2 hommes qui ne nous sont pas inconnus : Akerlof (et son modèle des lemons), et Spence (pour les signaux). Joseph Eugene Stiglitz tient sa notoriété de la théorie du « screening » qui vise à obtenir de l’information privée de la part d’un agent économique. Avec ses deux colaborateurs, ils sont à la base du « nouveau keynésianisme » fondé sur une logique : celle de trouver des moyens d’améliorerle fonctionnement de l’économie.

Le conseiller de la commission n’est autre que le professeur Amartya SEN de l’université d’Harvard, économiste indien ayant reçu le prix Nobel en 1998 pour ses travaux sur la famine, la théorie du développement humain, l’économie du bien-être, les mécanismes fondamentaux de la pauvreté et le libéralisme politique.

Enfin Jean-Paul Fitoussi est le coordinateurde la commission : ce dernier est un économiste français d’origine tunisienne, professeur et président du conseil scientifique ici même à l’IEP de Paris. Il est aussi président de l’observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Ses travaux portent notamment sur les théories de l’inflation, du chômage, des économies ouvertes et sur le rôle des politiques macroéconomiques et plusrécemment sur le rôle entre la démocratie et le développement économique.

J’ai dit précédemment que la présentation des membres principaux de la commission était importante. En effet, c’est que les portraits de ces 3 personnages et leurs spécialisations, leurs travaux respectifs, sont en accord avec les thèmes abordés dans le rapport de la commission. En vue des 14 pages qui composent le chapitre,nous n’allons pas nous focaliser sur chaque détail du rapport mais en étudier les principaux grands traits dans un souci de compréhension globale.

Problématique : Notre étude se fondera sur une problématique, qui résume le questionnement des auteurs, à savoir : Quelles sont les problèmes liés à la mesure du bien-être aujourd’hui et quelles solutions sont alors proposées ? Pourquoin’ont-elles pas encore été adoptées ? Quelles difficultés sont liées à l’élaboration de nouvelles mesures du bien-être ?

Plan : Dans un premier temps nous verrons qu’il faut privilégier le revenu disponible au PIB . Ensuite la réalité des inégalités de répartition des richesses dans la population nous fera comprendre pourquoi l’on peut dire que l’évaluation du bien-être est faussée. Le texte...
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