Raymond queneau

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  • Publié le : 31 mars 2010
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Questions ( 2eme partie) Les Fleurs Bleues de Raymond Queneau

1. En quoi l’incipit (thème, écriture, situation) est il révélateur du roman entier ? Quel symbole de l’épilogue rend compte de l’idée que l’on sort de l’Histoire ? Que dire sur la fin du roman par rapport au début ?

Dans l’incipit de son œuvre, Les Fleurs Bleues , Raymond Queneau, place l’un de ses deux personnagesprincipaux, le Duc D’Auge dans une France moyenâgeuse tout en insistant sur le l’un des thèmes essentiels de ce livre, la fuite du temps. « Tant dʼhistoire, dit le duc dʼAuge au duc dʼAuge, tant dʼhistoire pour quelques calembours, pour quelques anachronismes. Je trouve cela misérable. On nʼen sortira donc jamais ? », en effet le désir du Duc d’Auge qui se parle à lui-même est ici mis en valeur parl’anaphore « Tant d’histoire » qui laisse supposer que l’Histoire est infinie. L’écriture de Queneau dans cet incipit laisse entrevoir l’inspiration que l’auteur va chercher chez les surréalistes. Si l’on devait définir le surréalisme on pourrait évidement évoquer le courant littéraire etartistique né au début du XXème siècle, visant à libérer la création de toute contrainte et de toute logique. C’est ce que l’écrivain met en exerce en donnant la parole au cheval du Duc d’Auge, Sthène ( le nom de ce cheval vient de l’athénien Démosthène qui était un grand orateur, c’est donc surement pour cela que ce destrier peut s’exprimer ). L’écriture de ce prologue insiste aussi sir lefait que le Duc s’ennuie, « Le duc dʼAuge soupira mais nʼen continua pas moins dʼexaminer attentivement ces phénomènes usés. », l’expression «  ces phénomènes usés » renvoi aux actions que les représentants de chaque peuples ( Huns, Gaulois, Eduens, Romains, Sarrasins de Corinthe, Francs, Alains et Normands) exécutent devant le souverain du duché et à leur récurrence qui finie par lasser lepersonnage. L’épilogue est extrêmement court et il rompt avec l’isométrie de la taille des chapitres précédents. Au seuil du chapitre vingt et un, il y a la réunion du versant historique et contemporain dans la péniche car le véhicule du duc est endommagé dans la chute de l’immeuble.
Cette péniche s’appelle « L’arche » et peut faire référence à L’Arche deNoé et au déluge. Lorsque la pluie intervient, on peut observer la référence biblique, l’auteur écrit, « Il plut pendant des jours et des jours », cette expression est l’identique que celle de la bible. On peut d’ailleurs observer que les personnages se trouvant dans « L’arche » se multiplient comme dans l’Ancien Testament , il y a la présence des deux types de sexe, les chevaux Stèphe et Sthènefont office des animaux recueillis par Noé avant le déluge et pour en conclure avec l’aspect religieux de cet excipit, l’ « l’Arche » de Cidrolin va s’échouer sur le sommet d’un donjon, ce qui fait référence a celle de Noé qui va s’enliser sur le mont Ararat. L’auteur met fin à l’histoire, sans pouvoir terminer l’Histoire, qui est infinie, cette idée d’éternelle continuité est d’ailleursmise en valeur par le brouillard durant le déluge qui représente la progression interminable qu’est l’Histoire. Enfin lorsque le Duc d’Auge se retrouve à nouveau au sommet de son donjon, on peut penser qu’il n’ai pas réussi à fuir l’Histoire ou bien que cela soit un échec voulu par le personnage lorsqu’il dit vouloir retourner chez lui.

2. Commentez en faisant les liens nécessaires entre lesextraits proposés et des passages du roman. (voir 94-95). Vous vous renseignerez sur Rabelais, sur le Nouveau Roman pour approfondir votre réponse. De quoi les graffiti deviennent-ils le symbole dans ce roman ?

Chez Queneau, la pratique de l’enchâssement, du collage, de l’imitation, tous les procédés relatifs à ce qu’on appelle l’intertextualité, sont un véritable principe d’écriture....
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