Redaction administrative

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  • Publié le : 23 juin 2010
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LES TECHNIQUES DE REDACTION ADMINISTRATIVE

INTRODUCTION

La rédaction administrative ne diffère de la rédaction en général que par l’emploi de certaines expressions, de certaines formules, de certaines règles de présentation.

Pour rédiger correctement les documents administratifs, il faut donc acquérir d’abord une bonne habitude d’exprimer par écrit sa pensée, de développer ou de résumercelle des autres, de narrer un événement, d’analyser une situation, de transmettre un message, etc.

Cet apprentissage, déjà assumé par l’enseignement primaire, puis secondaire, devra être poursuivi régulièrement, selon une méthode dont nous donnons ci-après les principes.

Pour s’exprimer, il est indispensable d’avoir une connaissance suffisante de la langue que l’on emploie, c’est-à-dire deson orthographe, de sa syntaxe et de son vocabulaire.

Ces notions de base ne suffisent pas. Elles ne sont que des matériaux mis au service du style. Le style c’est la manière dont on s’exprime avec plus ou moins de clarté, d’élégance, de rigueur et de concision.

Il s’acquiert et s’améliore par l’exercice et par la lecture.

L’exercice

L’aptitude à écrire facilement se développera sil’on s’astreint à rédiger des textes courts que l’on relira en se corrigeant, notamment en cherchant les termes propres, en supprimant les vocables inutiles, en éliminant les répétitions de mots, de phrases ou d’idées, en améliorant la ponctuation. On se rappellera les vers de Boileau que nous conseillons d’apprendre par cœur :

Cent fois sur le métier remettez votre ouvragePolissez-le sans cesse et le repolissez
Ajoutez quelquefois et souvent effacez.

Les étudiants s’y efforceront sous la direction de leurs professeurs et les fonctionnaires en trouveront l’occasion dans leur activité quotidienne.

La lecture

Il faut lire souvent, beaucoup, et de bons auteurs. Mais il faut aussi lire « activement », intelligemment, si l’on veutretirer de la lecture le plus grand profit. On lira donc lentement, au lieu de dévorer les ouvrages pour arriver le plus vite possible à la fin; on notera les mots nouveaux ou ceux dont le sens est encore imprécis dans l’esprit; on s’attachera à étudier quelques tournures de phrases et à apprendre par coeur certains passages qui auront particulièrement frappé par leur élégance ou par leur force.
Ona coutume de dire qu’il faut lire le crayon à la main, afin de pouvoir souligner les mots ou les passages que l’on souhaite se rappeler ou retrouver facilement, à condition, bien entendu, d’avoir la propriété du livre, sinon, on portera ces mots ou ces passages sur un feuillet ou mieux sur un cahier.

On choisira quelques phrases particulièrement intéressantes, tant du point de vue de leursignification que de leur expression et on essaiera de traduire sous une autre forme les idées qu’elles contiennent.

Par exemple, essayez de dire en peu de mots que lorsque l’on a une idée à exprimer, il faut dire juste ce qu’il faut et pas plus. Il ne faut pas « tourner autour du pot », ni user de périphrases. Quand vous aurez ainsi mis au point quelques rédactions possibles, comparez-les aveccette simple phrase de Pascal qui est plus chargée de sens qu’un long commentaire :

« Quand vous voulez dire : « il pleut », dites : « il pleut! »

Le plus souvent possible, essayez d’imiter un auteur dont le style est caractéristique et présente une originalité particulière (ce sont ces auteurs-là qui sont les plus faciles à imiter). L’imitation peut être tantôt celle de l’idée que l’onretient et que l’on cherche à exprimer sous une forme différente, tantôt celle de la forme.

Après avoir lu un livre et l’avoir annoté, on fera bien d’établir une « fiche de lecture » qui permettra de fixer le souvenir et de faciliter les reports à l’ouvrage lorsqu’on en aura besoin.

La rédaction suppose :

a. Qu’on ait quelque chose à dire.
b. Qu’on sache l’exprimer...
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