Reforme theresienne

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  • Publié le : 31 octobre 2010
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Le contexte de la Réforme Théresienne
Au XVI s. , se développe en Espagne un mouvement de « réforme » qui a pris naissance au siècle précédent principalement dans les milieux « franciscains ». Ce mouvement va faire tache d’huile sur toutes les couches de la chrétienté espagnole. Les franciscains adoptent un nouveau style de vie religieuse caractérisé par l’appellation de frères « Déchaux »,ainsi appelés parce qu’ils marchent pieds nus. Leur volonté est d’imiter Ssaint François dans le « radicalisme » de sa pauvreté, de sa vie pénitente et de sa contemplation. La deuxième réalité issue du réformisme franciscain espagnol est un mouvement de spiritualité qui, tout en s’apparentant à ce que l’on a appelé la « dévotion moderne » venue des pays nordiques possède une forte note d’originalité ;c’est un mouvement qui insiste beaucoup sur la nécessité du « recueillement » et de l’oraison mentale, d’où le nom de « recueillis » (« recogidos ») donné à ses adeptes. Ce mouvement est d’abord considéré avec méfiance par les autorités ecclésiastiques qui redoutent — non sans quelque motif — les déviations de l’« illuminisme » et du subjectivisme.
De plus, à cette époque, les grandesdécouvertes et surtout la découverte de l’Amérique incitent les jeunes hommes a partir de chez eux à la conquête des « Indes occidentales » laissant les filles de bonnes familles sans maris

Les raisons de la Réforme
Un Carmel féminin avait été fondé en Avila vers la fin du XVe siècle. Doña Teresa de Ahumada, brillante et belle jeune fille de la noblesse castillane, y entre à l’âge de 20 ans en 1535. Acette époque, le monastère compte une soixantaine de religieuses. Puis leur nombre va augmenter selon une proportion vertigineuse en l’espace de quelques années, au point de tripler. Pourquoi cet accroissement ? La raison est simple : les filles des bonnes familles de la ville ne trouvent pas à se marier. Comme dit précédemment, les garçons partent en très grand nombre pour la conquête de ce quel’on appelle alors « les Indes occidentales.
Il est facile de comprendre dans ce contexte qu’un certain nombre de religieuses n’avaient pas vraiment la vocation. Le monastère vivait de ses « rentes ». Mais celles-ci n’avaient pas augmenté en fonction du nombre des entrées : la communauté était à peine capable d’assurer le minimum vital à chaque sœur. Chacune s’en tirait donc comme elle pouvait. Celaveut dire qu’elle se voyait très souvent dans l’obligation de sortir de son couvent et de demander parfois pour quelques mois l’hospitalité aux membres de sa famille, tout simplement pour ne pas mourir de faim. Et pourtant le monastère n’était pas des plus relâchés, mais il y régnait une effervescence, une inquiétude qui n’étaient favorables ni au silence, ni à la contemplation, ni à la ferveur.Or Doña Teresa s’était sentie appelée très tôt à l’absolu d’une vie toute donnée à Dieu. Le genre de vie qui était le sien au monastère de l’Incarnation ne la satisfaisait plus du tout ; elle recherchait quelque chose de plus authentique, de plus radical. Un beau jour , elle réunit un groupe de jeunes filles dans son petit appartement. L’une d’entre elles lance l’idée d’une fondationcarmélitaine où l’on essaierait de vivre dans son intégrité la Règle « primitive » du Carmel. Ainsi est née l’idée du monastère de Saint-Joseph d’Avila

Un jour après la communion, elle « voit » le Christ recouvert non d’une couronne d’épines mais d’une couronne resplendissante. Le Seigneur lui fait comprendre la signification de cette « vision ». Comparées aux souffrances qu’il subit actuellement dans soncorps qui est l’Église, celles qu’on lui infligea lors de sa passion ne sont pas grand’chose. La réaction d’une amie du Christ de la qualité de Thérèse ne nous surprend pas : « Mais que puis-je faire, Seigneur, pour remédier à tant de maux ? Je suis prête à tout ».
La réponse du Christ ne se fait pas attendre. « Ce n’est pas le temps de te reposer ; hâte-toi de fonder ces monastères ; ma...
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