Regine pernoud

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  • Publié le : 8 juillet 2010
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L’INTERVIEW A REGINE PERNOUD (au brouillon)

La femme au Moyen Age était bien plus libre qu’on pense. Comme Régine Pernoud est une célèbre médiéviste qui travaille pour l’Archive Nationale de France, elle se concentre notamment sur la condition féminine pendant l’époque médiévale, et c’est donc même grâce à ses études qu’on a pu abattre aujourd’hui beaucoup des préjugées qu’on avait à cetégard. Tous les personnages féminins qu’elle a analysés, se caractérisent par une sorte de modernité, d’actualité et de charme aussi, ce qui constitue une véritable redécouverte qui nous permet de voire la société médiévale sous un jour nouveau.
Au Moyen Age, la femme était en effet même un petit peu plus considérée que l’homme, en particulier au 12ème siècle, où on arrive même avoir le culte de lafemme. La femme est mise sur un piédestal, une attitude qui va s’expliquer par l’histoire et surtout par le Code Napoléon. C’est le Code Napoléon qui avait remis en valeur le rôle de la famille et son importance, dont la femme était donc la véritable propriétaire qui gouvernait sa famille toute seule. Ce code, devenu ensuite le code civil français et dont on s’est toutefois éloigné à cause d’unesorte de recul actuel, a ainsi permis à la société médiévale de redécouvrir les possibilités des femmes. Ce qui intéresse Pernoud est notamment le pouvoir extraordinaire que la femme possède tout au long de ce code, ce qui lui fait aussi reconsidérer complètement la période médiévale. La médiéviste ne trouve pas que le Moyen Age corresponde à la période noire de l’humanité ; bien au contraire, ellecroit que ce sont les siècles qui vont du 13ème au 19ème, surtout ce dernier, qui constituent l’époque la plus sombre de l’histoire humaine.
Selon ses études, c’est en effet dès la fin du 16ème siècle qu’on a prôné l’imitation du modèle antique. Il s’agit d’une période où la vision classique du droit, des arts et de la vie entière s’enracine dans les mœurs de la société, jusqu’à arriver finalementau 19ème siècle. Le développement du droit romain, des beaux arts et de cette conception antique de l’existence, témoignent ainsi que la décadence n’est pas au Moyen Age, mais plutôt pendant ces siècles d’aberration artistique, qui évidemment fondent l’art sur des imitations stériles. Au Moyen Age donc, tout en ayant des thèmes communes qui tout le monde développait et comprenait, chaque œuvred’art gardait sa propre personnalité, une personnalité tres marquée donnée par la différence des lieux, des endroits, des pierres utilisées pour la construction ou encore par les différents artistes qui la réalisaient. Par la suite, notamment au 19ème siècle, on pouvait par contre confondre facilement des œuvres avec les autres.
S’être si beaucoup penchée sur le 19ème siècle, pousse inévitablementPernoud à étudier aussi le rôle de la bourgeoisie, une classe sociale envahie des préjugés qu’elle étudie dès sa naissance, non seulement du point de vue historique, mais aussi de celui sociopolitique, où le rôle de la femme reste toujours le plus captivant. C’est dans les vieux papiers qu’on découvre les origines des bourgeois ; ce terme fait sa première apparition dans des textes qui datent del’11ème siècle, où ce mot venait d’être codé pour décrire ce nouveau genre des personnes. En étudiant des textes des juristes tres importants, qui ont influencé l’histoire française et qui sont donc irréfutables, Pernoud découvre qu’à la montée de la bourgeoisie correspond parallèlement le déclin du rôle de la femme. Plus les bourgeois s’affirmaient et qu’ils acquéraient le pouvoir économique,administratif et, dès le début du 19ème siècle, politique aussi, la femme était presque complètement oubliée. Notamment dans les cités médiévales du 12ème et 13ème siècle, qui se gouvernaient elles mêmes et toutefois sous la juridiction des bourgeois, les femmes n’avaient aucun rôle et même pas de dignité dans la vie municipale. Tout en votant, ce n’étaient que les hommes qui étaient élus, ce qui...
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