Relations maitre/valet

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  • Publié le : 15 décembre 2010
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Les relations maitre- valet
Introduction :
Dans la littérature, et particulièrement au théâtre, on rencontre beaucoup de valets, de servantes, de nourrices. Placés dans l’intimité d’une maison, d’une famille, d’une personne et si intégrés à la vie quotidienne qu’on oublie parfois leur existence propre, ils sont des témoins de chaque instant, assistent à tout les moments leurs maitres et cesderniers n’ont aucune réputation à devoir tenir devant eux. Ils se montrent tels qu’ils sont, et personnes ne les connaît mieux que leurs valets ou serviteurs
La Relation maître-valet est une convention du théatre, utilisée par Molière(Dom Juan), Marivaux(L’ile des esclaves) ou Beaumarchais(Le barbier de Séville). Le valet est donc un personnage indispensable.
Une convention théatrale est laprésence d’élément dramatique invraisemblable ou irréaliste mais considéré comme normal par le public (par exemple, Roméo et Juliette se reléve a la fin de la pièce pour saluer le public). La convention la plus banale au théatre est par exemple l’absence de 4éme mur.
I-La relation maître valet dans Don Juan
a)La « soumission » de Sganarelle
-Il est le valet de Don Juan (c'est du moins ce que dit ladistribution, en fait on ne le voit jamais accomplir de besognes serviles, il semble plutôt être plutôt son homme de confiance) et lui doit donc obéissance.Néanmoins, on ne le voit jamais faire une scène de ménage ou quelconque corvée.Don Juan possède d’autres serviteurs (La Violette, Ragotin, La Ramée) à qui sont confiées les différentes tâches matérielles. En fait Sganarelle est davantage unauxiliaire, un homme de confiance, qu’un valet.

-Il a peur de son maître (I, 1 et de nombreux autres endroits de la pièce). Mais en même temps il ne craint pas parfois de le défier, même si cela se produit la plupart du temps en son absence. Il est capable de faire preuve d’une certaine ironie, appliquant les ordres de Don Juan à la lettre sans en respecter l’esprit (« - Traître, tu ne m’avais pasdit qu’elle [Elvire] était ici elle-même - Monsieur, vous ne me l’avez pas demandé. » (I, 2)) Il va parfois jusqu’à dire ses quatre vérités à son maître, il est vrai le plus souvent avec l’accord de ce dernier. Il agit même par trois fois contre les intérêts de Don Juan (I, 1 ; II, 3 & II, 4). Une fois même il réussit à fléchir Don Juan (le déguisement entre les actes II & III).

-Il semblequ’au-delà de sa peur, il ressent de la fierté de servir un maître hors du commun et l’admire (« Oh! Quel homme! quel homme! » V, 2). Malgré sa connaissance beaucoup moins importante, il essaie d’imiter son maitre avec entre autre l’éloge du tabac où il joue l’homme instruit.
b)La dépendance d’un maitre tyrannique envers son valet
-Il semblerait que Don Juan prenne du plaisir à tyranniser son valetafin de prouver sa force, sa domination sur le monde, sur SON monde.On comprend mieux pourquoi Sganarelle dit  « Il me vaudrait mieux d'être au diable que d'être à lui ».
-Alors que les frères d' Elvire sont à la recherche de Don Juan pour venger l'outrage et donc le tuer, Don Juan veut que son valet prenne ses vêtements, et donc prenne le risque de mourir à sa place : « Allons vite, c'est tropd'honneur que je vous fais, et bien heureux est le valet qui peut avoir la gloire de mourir pour son maître » (II, 5, p. 60). C'est finalement le pauvre Sganarelle qui trouvera une solution. Face au rudoiement de son maître, il semble normal que Sganarelle ne cesse de le critiquer.
-Si Sganarelle semble n’avoir aucune existence en dehors de celle que lui procure son maître, Don Juan, de son côté, afoncièrement besoin de son serviteur.
Il ne s’en sépare qu’exceptionnellement (« Je voudrais bien savoir pourquoi Sganarelle ne me suit pas » II, 4).

-Sganarelle est pour lui un serviteur irremplaçable : c’est lui qui est chargé de l’aider dans ses entreprises amoureuses ; c’est lui sur qui Don Juan essaie
de se débarrasser des corvées (l’affrontement avec Elvire I, 3) ; c’est à lui...
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