Religion

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  • Publié le : 30 avril 2011
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Indépendance du religieux (suite à la modernité), évolution de la place du rel.
Certains domaines ne concernent pas la religion : mtnt que religion indépendante, ça devient intéressant : religion pour religion ; on ne s’y intéresse que si ça en vaut vraiment la peine et pas pour un motif perfide. Il importe de présenter la religio non comme relegere, entendez comme interprétation, recherche designification, mais plutôt comme religare, c’est-à-dire dans sa dimension de lien social
Modernité ( préférer l’autorité de la vérité plutôt que la vérité de l’autorité 
Mauvaise interprétation de la Bible : il convient de ne pas entendre ce que l’Ecriture ne dit pas
L’apprentissage du non empiètement mutuel sera long et il est toujours à reprendre !

1. Autonomie du scientifique ou leprincipe de non empiètement
Inutile de mettre la Bible en contradiction avec des résultats scientifiques, elle parle d’autre chose. La vérité devient plurielle, il existe plusieurs perspectives. César Baronius : Dieu n’avait pas voulu nous enseigner comment le ciel va mais comment on va au Ciel. Mais science et religion doivent chacune prendre l’autre en considération comme l’a si bien ditJ. Ladrière (p45)
a. Affaire Galilée (déjà énoncé par Copernic et Kepler sous forme d’hyp.)
Héliocentrisme = choc non seulement pour la théologie mais pour l’ensemble de la société et de la culture qui vit sur une représentation géocentrique du monde depuis des siècles. Il faut aussi admettre que les preuves formelles ne font pas encore l’unanimité de la communauté dessavants.
b. Eclatement de l’autonomie du savoir
( deux thèses : 1) les religions en modernité doivent renoncer à un ordre unique de vérité et par là à une prétention exclusive à réguler le savoir
2) La théologie doit travailler à intégrer la vision évolutive du monde issu de la science avec la signification du message religieux (condition de crédibilité de la croyance, éviterschizophrénie, éviter science pure provoquant drames)

2. Autonomie du politique ou l’invention de la tolérance
L’identité des civilisations est essentiellement définie par la religion (S. Huntington)
a. J. Locke : Toute religion devrait être déclarée licite, on mélange Religion et Etat. L’État n’a pas à dicter à ses citoyens la manière de pratiquer la religion, mais seulement de créerles conditions d’une vie civile pacifique ; l’Église n’a pas à requérir de l’autorité publique la coercition contre d’autres croyances. D’une part, « l’État, selon mes idées, est une société d’hommes instituée dans la seule vue de l’établissement, de la conservation et de l’avancement de leurs intérêts civils. J’appelle intérêts civils, la vie, la liberté, la santé du corps ; la possession desbiens extérieurs » ; d’autre part, le mot d’Église, « j’entends une société d’hommes, qui se joignent volontairement ensemble pour servir Dieu en public, et lui rendre le culte qu’ils jugent lui être agréable, et propre à leur faire obtenir le salut ». À condition de ne pas porter préjudice à autrui, toute religion devrait être déclarée licite : on ne peut contraindre en matière d’opinionsreligieuses. « Le soin de son salut appartient à chaque homme et à personne d’autre ».
b. P. Bayle : Si l’adhésion n’est pas libre, elle n’a aucune valeur
( Il est frappant de constater que c’est au nom de l’Évangile que les chrétiens se battent pendant les guerres de religion, et que c’est au nom du même Évangile que Bayle et Locke déclarent ces combats monstrueux. Tout comme on passe del’Europe des Lumières et des droits de l’Homme à la programmation de la destruction de l’humain en à peine 150 ans !

3. Pluralisme des convictions ou les limites du religieux
Le respect de la différence ne peut pas être le dernier mot s’il conduit à confondre le bien et le mal, le vrai et le faux, ou s’il mène indifféremment à l’amour et à la haine.
a. Pas encore démocratie car...
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