Rencontre amoureuse

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  • Publié le : 11 mai 2011
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Raphael Martin était un beau jeune homme, grand et blond, qui venait d’avoir 18 ans. C’était ses dernières vacances avec ses parents. Ils partaient au ski, dans la station d’Avoriaz. Cette petite famille de 3 enfants avait une longue route pour arriver à leur destination. Raphael était assis dans un coin de la voiture, ses écouteurs dans les oreilles. Il se remémorait les souvenirs qu’il avaitpartagés avec sa famille, ce qui l’émouvait beaucoup. Mais il pensait au futur, aux vacances qui l’attendaient et à cette liberté qu’il voulait depuis ses premiers pas. Raph, comme le surnommait ses parents, regardait par la fenêtre passer les voitures. C’était un beau rêveur. Ses deux petites sœurs attendaient impatiemment d’arriver jusqu’à Grenoble, pour faire leur première pause ; comme leursparents leur avaient promis. Lui, l’ainé s’en fichait, mais quand ils arrivèrent à la station service, son père sorti mettre de l’essence.
Quand il entendit le déclic de la pompe, il regarda dans la voiture qui était à côté de la leur. C’est à ce moment là, que par la fenêtre de la porte arrière, il aperçu un visage tendre, doux, du maquillage parfaitement dessiné sur tout le contour de ses yeuxbleus, des cheveux blonds attachés en chignon. Elle aussi, seule dans sa voiture. (Sûrement le reste de sa famille était allé se dégourdir les jambes dans le froid de cette ville). Quand cette voiture, immatriculée AB – 344 – CA démarra, elle le regarda. Mais la vitesse sépara leur regard. Ces yeux, cette peau, cette couleur de cheveux ne quittèrent pas l’esprit de Raphael. Il ne pensait qu’à elle,il voulait à tout pris la revoir, la toucher, la sentir. Rien qu’un effleurement. En regardant le ciel, il imagina leur vraie rencontre, et dans ses rêves les plus fous, c’était que dans quelques heures. Ils s’approchèrent de plus en plus de la station, ils commencèrent les tournants. Les petites filles étaient malade, mais Raphael pensait toujours à ce visage, et ne s’intéressait pas du tout àelles. La neige apparue, mais il n’y avait toujours pas la voiture dans laquelle la femme si mystérieuse et intrigante à la fois était... Son père fatigué par ce trajet, annonça que dans quelques minutes ils devaient laisser la voiture dans un parking pour prendre un traîneau pour se rendre à leur appartement. Les gamines crièrent à l’idée de se déplacer avec des chevaux. Ils arrivèrent, se garèrentet sortirent toutes leurs valises. Ils allaient rejoindre le quai, quand Raphael vit cette plaque d’immatriculation, AB – 244 – CA. Il s’enthousiasma, mais il se rappela que ce n’était pas la bonne plaque. Le pauvre, beaucoup de peine se montrait sur son visage. Son père s’en inquiéta. Mais Raphael évita la conversation père-fils, au grand regret du père.
Dans la calèche qui le précédait, unejeune fille blonde, les cheveux attachés, lui tournait le dos. A côté d’elle, une même petite tête. Raphael pouvait imaginer que s’était-elle, la fille de tout à l’heure, qu’il avait aperçu à travers la fenêtre de sa voiture. Mais il ne prenait pas ses rêves pour la réalité. Les deux premiers jours, il dévalait les pistes avec sa famille. Le troisième jour au matin, ils prirent le télésiège à sixplaces pour monter tout en haut. Ils remplirent les cinq places de gauche.
Puis une jeune fille monta à la dernière place. Il la regarda et reconnu ce visage. Le rêve de Raphael se réalisait : il la retrouvait enfin. Pendant cinq minutes, il la regardait avec admiration. Il ne pouvait détacher son regard. Ce moment apparu interminable. C’était un arrêt sur image. D’après lui c’était trop beaupour être vrai. Le nombre de pylônes s’écoulait, le numéro 3 était juste à côté de lui à présent. Il ne voulait pas que ça se finisse. Il ne voulait pas que cette beauté le quitte encore une fois. Ce fut le dernier regard avant qu’ils prennent deux pistes différentes. Sauf qu’en descendant, elle tomba. C’était une débutante, et Raph ne l’avait même pas remarqué. Il se sentait coupable de ne pas...
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