Republique des universitaires

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  • Publié le : 8 mai 2010
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Exposé : Christophe Charle – La République des universitaires

Démarche scientifique:

Ch. Charle critique l’approche de nombreux œuvres précédentes qui se livrent à des explications globales et des constats ponctuels. Il constate un manque des analyses qui utilisent les apports de l’histoire sociale.
Donc, l’auteur met les professeurs au centre de son analyse qui est fortement influencé parla sociologie. Il combine l’analyse des biographies avec des enquêtes, outils classiques, sur le statut social, l’origine, les niveaux des salaires des professeurs. S’y ajoutent des écrits et des discours publics des professeurs contemporains sur les problèmes universitaires. Ces instruments se complètent ainsi pour nuancer son image du système universitaire français avec ses limites, sesstructures et mentalités pendant la IIIe république.
Une approche très originale signifie la comparaison biographique non seulement entre universitaires français, mais entre professeurs parisiens et berlinois. Cette comparaison permet de changer d’optique par une vue d’extérieur et de comprendre les stratégies et positions divergentes des corps d’enseignants de deux pays.
Face à l’hétérogénéité dusystème français, Charle décide de prendre en compte les individus et s’empêche ainsi de généraliser, il met l’accent sur les différences entre les acteurs : élites, bourgeois, universitaires.

Les grandes idées :

L’auteur part de l’époque des réformes au début de la IIIe République et définit tout au début les conditions qui étaient nécessaires et favorables à une réforme du système d’originenapoléonien qui ne connaît que l’université impériale. Les problèmes de ce système étaient déjà le sujet d’un débat dans les années 1860-70. Ce qui a crée un cadre favorable à une réforme était le choc de la défaite de 1870 et la phase fondatrice de la III république.

II. Universités et Facultés : Le choix impossible
Charle change la perspective et met le focus dans ce deuxième chapitre nommé«… » sur l’évolution ou non-évolution d’une identité universitaire au sein des nouvelles universités. Les universités, depuis 1896, réunissent les diverses facultés.
L’auteur analyse les évolutions de trois facultés, droit, lettres et sciences réunies dans les universités, mais qui ont des difficultés à former une identité globale. Il s’appuie sur des statistiques et des discours publics des professeurs.Il démontre que particulièrement en sciences, on a réussi de rompre avec une tradition dû à l’évolution rapide des sciences globalement, les facteurs extérieurs les poussent véritablement vers une « professionnalisation » comme Charle appelle l’adaptation de la recherche comme centre d’intérêt des disciplines. Ce sont aussi les sciences qui parviennent mieux que les autres disciplines à atténuerl’inégalité entre Paris et la Province grâce aux mécénats locaux et liens avec l’industrie. Cette image des sciences n’est pas du tout pareille pour les littéraires et les juristes : l’analyse des littéraires est très centré sur Paris et démontre la fusion complexe entre politique et université, notamment au cas de la Sorbonne ce qui révèle une autre contradiction : l’université est censé êtreautonome mais la réalité montre le contraire. (cit.3). L’image que Ch. Charle esquisse est celle d’une discipline qui ne parvient que très partiellement à appliquer l’idéal des réformes. Cette image est encore plus évidente concernant l’ordre des juristes qui se présentent comme des gardiens de la tradition avec une cooptation quasiment inchangé par la réforme et une grande persistance du corps desjuristes grâce à l’évolution de l’entre-deux-guerres qui fait des études de droit une deuxième filière d’accès au sommet politique. Ici on trouve l’esprit de corps, une certaine identité, mais qui fonctionne comme facteur de distinction des autres disciplines.
= ces attitudes divergentes rendent difficile la coopération des facultés au sein des universités

III La possibilité d’une...
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