Resumer de mankiw "refresher course in macro"

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  • Publié le : 29 décembre 2010
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Mankiw, « A quick refresher course in macroeconomics », Journal of economic literature, Vol 28, No. 4 (1990).

L’auteur explique que la macroéconomie a beaucoup évolué ces 20 dernières années, mais que ces changements théoriques n’ont pas eu d’impact sur la macroéconomie appliquée. En effet, le modèle IS-LM augmenté de la courbe de Phillips reste le plus utilisé dans la presse et par lesdirigeants pour interpréter les questions de politique économique. Le fait que les évolutions des modèles soient si peu utilisées dans la pratique permet de supposer qu’elles n’ont qu’une faible utilité pour la macroéconomie appliquée.

En comparant la macroéconomie à l’astronomie, l’auteur montre que les récentes évolutions des modèles économiques permettent une meilleure compréhension del’économie, tout comme la suggestion d’un système héliocentrique par Copernic a permis une meilleure compréhension du mouvement des planètes. Mais toutes ses recherches ont abouti après sa mort. Ainsi, en macroéconomie, les récentes avancées théoriques n’auront sans doute pas une grande importance dans un futur proche, mais à long terme, elles permettront sans doute de changer radicalement la façon depenser des économistes concernant l’économie et les politiques économiques.
Jusqu’aux années 70, la relation inversée entre inflation et chômage de la courbe de Phillips se vérifiait empiriquement. Mais à partir des années 70 elle n’est plus vérifiée, en effet, le taux de chômage et l’inflation ont augmenté simultanément sur cette période. C’est donc la fin du consensus. Ceci est expliqué parle fait qu’il y aurait un écart trop important entre les principes microéconomiques et la pratique macroéconomique.
La plupart des recherches en macroéconomie ont essayé de régler les problèmes qui ont conduit à l’effondrement du consensus en construisant des modèles macroéconomiques avec des fondements microéconomiques. L’auteur a classé les développements macroéconomiques en 3catégories :
- la modélisation des anticipations
- les modèles néoclassiques
- les modèles néokeynésiens

En 1975, Sargent et Wallace ont été les premiers à se pencher sur la question des anticipations rationnelles. En les appliquant à la courbe de Phillips augmentée des anticipations ils concluent qu’une politique monétaire systématique n’est pas nécessaire à la production et àl’emploi. En effet, elle ne peut générer que l’inflation qui est anticipée, ceci n’affecte donc pas le chômage. Ils en déduisent que l’inefficacité de la politique serait donc parfois due aux implications des anticipations rationnelles. Nous savons aujourd’hui qu’elles ne sont absolument pas le problème. En effet, en 1977, Fisher a montré qu’il est possible de construire des modèles avec anticipationsrationnelles dans laquelle une politique monétaire systématique peut stabiliser l’économie.
L’auteur s’interroge sur la politique publique. Doit-elle être conduite suivant une règle fixe ou plutôt de façon discrétionnaire ? De nombreux auteurs sont sceptiques quant à l’utilisation d’une politique discrétionnaire quand les profits dépendent des anticipations des dirigeants privés. Dans unmonde où la courbe de Phillips augmentée des anticipations existent, le gouvernement souhaite que tout le monde anticipe une inflation faible, ce qui par conséquence, provoquera un taux de chômage élevé. Donc une fois les anticipations faites, les autorités vont intervenir pour faire diminuer le taux de chômage. Mais les agents économiques anticipent ce changement et ne croient donc pas la premièreannonce des autorités. Une politique monétaire discrétionnaire va toujours augmenter l’inflation pour baisser le taux de chômage, alors qu’avec une politique monétaire ayant pour objectif une inflation nulle, l’inflation sera plus faible et le taux de chômage pas aussi élevé. Seul dans un cas, l’efficacité des deux politiques est similaire : lorsque les autorités détestent l’inflation...
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