Resumer vhugo claude geux

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  • Publié le : 16 décembre 2011
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André Durand présente

‘’Claude Gueux’’
(1834)

nouvelle de Victor HUGO

(33 pages)

pour laquelle on trouve un résumé

puis successivement l’examen de :

l’intérêt de l’action (page 2)

l’intérêt littéraire (page 5)

l’intérêt documentaire (page 7)l’intérêt psychologique (page 11)

l’intérêt philosophique (page 15)

la destinée de l’œuvre (page 18)

Bonne lecture !

Un pauvre ouvrier, nommé Claude Gueux, vivait à Paris en concubinage avec une femme dont il avait un enfant. Un hiver, le travail manqua. Il commit un petit délit pour qu'ils aient du pain et du feu. Il futcondamné à cinq ans de prison et envoyé à la prison de Clairvaux. Il y devint rapidement le chef spirituel adoré de ses codétenus et détesté du directeur, M. D.. Comme il était un éternel affamé, un jeune prisonnier, Albin, partage sa ration journalière de pain avec lui et ils entretiennent une étroite amitié. Mais M. D. transfère Albin dans un autre quartier. Claude Gueux réclame plusieurs fois,en vain, le retour de son ami. Devant les refus non motivés du directeur, il le juge ; soumet la sentence de mort à l'ensemble des prisonniers réunis en une cour de cassation et l’applique : il le tue à coups de hache. À son tour, il est jugé et condamné à mort. Il accepte avec réticence de se pourvoir en cassation et, de reconnaissance, une sœur de charité lui donne une pièce de cinq francs. Lepourvoi ayant été rejeté, il est guillotiné.

Analyse

(la pagination est celle du Livre de poche)

Intérêt de l’action

Le texte est constitué d’un récit (27 pages) et de sa conclusion (6 pages) qui est le texte que Victor Hugo avait rédigé en 1832 dont il a été fait mention plus haut.
Le manuscrit s’ouvrait sur la phrase : «Voici des faits qui m’ont été rapportés par un témoin digne defoi». En effet, la nouvelle est née d’un fait divers authentique, rapporté par la “Gazette des tribunaux” du 19 mars 1832. Était authentique aussi le nom de l'ouvrier, Claude Gueux, nom qui ne s'invente pas, qui était prédestiné, chargé de sens.
Le 7 novembre 1831, Claude Gueux, voleur récidiviste emprisonné à Clairvaux, tua M. Delacelle, le directeur des ateliers, devant les autres détenus quimanifestèrent vivement leur joie. Son procès commença «le 16 mars 1832... devant la cour d'assises de Troyes» (63), en Champagne. Il fut condamné à mort et exécuté en juin de la même année. Dans la nouvelle sont données d’autres dates : «le 25 octobre 1831», Claude Gueux donna au directeur un délai «jusqu’au 4 novembre» (50). En fait, ce fut le 7 novembre.
Victor Hugo n’eut connaissance de cesévènements que deux ans plus tard. Cette histoire d'une triste nudité le toucha, mais sa première réaction n'eut rien de romanesque : l'événement lui inspira d’abord le texte qui est devenu la conclusion.
Puis, pour servir sa démonstration, il raconta l’histoire de Claude Gueux, le parcours exemplaire d'un homme du peuple, doté de qualités naturelles que la société ne sait pas utiliser, que la pauvretéconduit au vol et à la prison, où l'inhumanité du traitement qu'il subit le fait aboutir au meurtre. Victor Hugo voulut faire entendre à nouveau la parole de Claude Gueux pour apporter un exemple frappant, qui donnerait du poids à son discours social. Il en fit un récit émouvant. L'écart est grand entre la matière romanesque et la réalité, et on peut le mesurer en confrontant les documents donton dispose et en particulier les comptes rendus de la “Gazette des tribunaux” avec le texte de Hugo. Mais il ne saurait être question de l'accuser d’avoir dénaturé des pièces, qui sont aujourd'hui incomplètes et contradictoires.
Pour bien marquer que l’histoire lui a été rapportée, qu’il ne peut prétendre connaître les pensées ni les les sentiments des personnages, qu’il doit les déduire de...
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