Revolutions americaine francaise et anglaise comparaison

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TD N°3 :
Culture Générale

6 décembre 2010

DEVOIR MAISON :
Comparaison des Révolutions américaine, anglaise et française

COMPARAISONS ENTRE LES TROIS REVOLUTIONS AMERICAINE, ANGLAISE ET FRANCAISE
L

es Révolutions anglaise, française, américaine, constituent une rupture, un changement fondamentale dans leur histoire. Car en effet, on entend par révolution, ladisparition d’un ancien monde pour laisser place un nouveau monde. La question qu’on peut alors se poser, est de savoir si ces révolutions sont-elles si différentes des unes des autres ?Avant de montrer que la révolution de 1640 à 1660 en Angleterre et la révolution française de 1789 a 1799 présentent quelques caractéristiques communes, nous en montrerons les discordances qu’elles présentent avec larévolution de 1776 en Amérique.

I) La révolution d’Angleterre et la révolution française : quelques caractéristiques communes

A) Le premier point commun: la procédure. OU dans son début
Comme les autres pays d'Europe occidentale, les pays d'Angleterre et de la France sont marqués par de nombreux conflits.
En effet commençons par l’Angleterre et l'Écosse, qui vers 1630-1640, sont agitées deprofonds conflits, qui marquent le passage de la société féodale à la société d'échanges (qui caractérisera les siècles suivants). Ces conflits, nombreux, éclatent surtout sur deux points : la religion et la nature du pouvoir politique.
Jacques Ier Stuart (1566-1625), roi d'Écosse avant de devenir roi d'Angleterre en 1603 était le théoricien le plus convaincu du « droit divin » : pour lui,l'autorité du roi découle de Dieu seul ; les sujets sont tenus à l'obéissance, puisque cela serait contraire à l'ordre établi par Dieu. Charles Ier hérite de son père cette conception. Mais, à cette conception dans la première moitié du XVIIe siècle, un autre principe, celui du droit du peuple à résister à la tyrannie (reconnu en Angleterre par la Grande Charte, la Magna Carta de 1215). Charles Ierest persuadé d'agir toujours en conformité avec ses devoirs de souverain chrétien. Ses conseillers le poussent à réagir fermement contre les oppositions, religieuses et politiques, qui se multiplient dès le début du règne.
Parallèlement, ce conflit religieux se traduit par un conflit politique. En effet, la théorie du droit divin se traduit, en Angleterre, par la « prérogative royale », assurantau monarque l'autorité entière dans divers domaines, (dont la politique étrangère et la défense nationale). Cette « prérogative », Charles Ier entend l'exercer pleinement. Or, l'Angleterre connaît, depuis le Moyen Âge, un système de contre-pouvoir incarné par le Parlement. Face à la « prérogative royale » s'affirme donc le « privilège du Parlement », qui a le droit exclusif de voter les impôts etla liberté d'expression pendant les sessions. Avec un souverain autoritaire comme Charles Ier, le conflit est inévitable. Dès le début du règne, en 1625, le malentendu éclate : le Parlement entend contrôler l'utilisation des crédits votés, le roi s'y refuse absolument ; le Parlement est dissous. À partir de ce moment, plus une année ne se passera sans conflit entre les deux conceptions dupouvoir.
Ainsi, l'Angleterre et l'Écosse du XVIIe siècle, le point sur lequel se cristallise le débat politique est donc la religion. L'autorité de l'Église anglicane,(liée à celle du roi) est rejetée par les calvinistes, qui veulent le retour à une Église plus austère, plus « pure », d'où leur nom de « puritains ». En Écosse, les calvinistes dominent l'Église nationale, dite « presbytérienne »,entièrement indépendante de celle d'Angleterre. Ainsi, c’est en Écosse que le conflit s'envenime. L’un des conseillé de Charles Ier le pousse à imposer aux rudes presbytériens la hiérarchie épiscopale et la liturgie anglicane. En résultent une émeute, qui éclate à Édimbourg le 23 juillet 1637, puis la constitution d'un « Covenant » à laquelle les Écossais adhèrent en masse pour défendre leur liberté...
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