Richard harrison

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 10 (2407 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 17 avril 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Richard Harrison est né le 26 Mai 1936 à Salt Lake City, Utah, USA, dans une famille très modeste. Désirant échapper à un contexte familial tendu, il quitte le foyer à l’âge de quatorze ans pour tenter sa chance en Californie.

Richard Harrison trouve un emploi de moniteur dans une salle de sport. Dans les années 1950, le culturisme connaît un grand succès de mode et c’est comme body-builderque le robuste jeune homme va connaître ses premiers succès, en remportant quelques concours, sans vraiment se considérer comme professionnel dans ce domaine.

Pour arrondir ses fins de mois, il pose comme modèle photographique pour des revues de mode et de sport. A partir de 1957, il figure dans de petits rôles de productions hollywoodiennes telles que Jeanne Eagels de George Sydney (avec KimNovak) ou Too Much Too Soon de Art Napoleon (avec Errol Flynn).

Richard se voit alors proposer un contrat avec la firme AIP (American International Pictures), productrice de très nombreuses séries B d'action, d'aventures et de science-fiction. C'est ainsi qu'on le remarque, aux côtés de Charles Bronson et Vincent Price, dans Le Maître du Monde, film d'après Jules Verne, signé William Witney. Ilépousera Loretta, la fille de James Nicholson, l’un des patrons d’AIP.

AIP entretient des relations étroites avec l’Italie, important et co-produisant de nombreux films italiens. Sollicité par le producteur Italo Zingarelli, désireux de voyager et connaître de nouvelles expériences, Richard renonce à l'opportunité de devenir l'un des seconds couteaux d'Hollywood et préfère s'exiler en Italie,terre promise du cinéma d'exploitation, pour y tourner en vedette le péplum Le Gladiateur Invincible de Alberto De Martino. L'acteur n'a encore que 24 ans.

Durant 20 ans, il mènera depuis l'Italie une carrière de plus de 100 films qui embrassent tous les genres de la série B européenne à l'exception notable du cinéma fantastique. Péplum, western, espionnage, guerre, aventure, polar... Ces bandesde série, diffusées dans des salles spécialisées (telles le Midi-Minuit à Paris), souvent de peu de valeur, n'auront que très rarement la considération de la critique, et presque jamais son indulgence. Qu'importe, elles permettront à Richard Harrison de gagner, au fil du temps et des rééditions vidéo, un statut d'acteur "culte", à l'instar de son collègue et ami Gordon Mitchell, l'autre grand"Américain de Cinecittà".

Dans le domaine du péplum, alors que Gordon Mitchell triomphe dans Achille et le Géant de Métropolis, Richard Harrison s'inscrit dans les annales comme le "créateur" du personnage de Persée (Persée l'Invincible de Alberto de Martino) avant de jouer du glaive et de la sandale dans Les Sept Gladiateurs de Pedro Lagaza, pendant historico-mythologique des Sept Samouraïs etautres Sept Mercenaires.

Si la renommée de Richard Harrison dans le péplum restera tout de même moindre que celle des Steve Reeves, Gordon Scott, Ed Fury, ou Mark Forest (les habituels "Maciste" de la Cinecittà), sa faculté d'adaptation lui permettra, contrairement aux susnommés, de survivre au déclin du genre qui, une mode chassant l'autre, survient inévitablement au milieu des années 60,essentiellement au profit du Western puis du Giallo (le thriller horrifique à l'italienne).

Dans le film d'aventures, on relèvera la présence barbue de Richard Harrison dans Le Boucanier des Iles de Domenico Paolella, l'un des cinquante films de l'angélique Michèle Mercier ou encore Les Trois Sergents de Fort Madras, équipée malaise orchestrée par Umberto Lenzi.

Ne se considérant pas comme un grandacteur, Richard Harrison estime qu’il est bien chanceux et n’a pas à forcer le destin. Il ne tentera donc pas de se produire dans des films plus prestigieux et choisira avant tout ses films en fonction du salaire ou du lieu de tournage (occasion de prendre de belles vacances tous frais payés), ce qui lui jouera plus tard des tours.

A partir de la fin des années 60, Richard Harrison se...
tracking img