Rimbaud, le bateau ivre.

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 75 (18725 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 3 février 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Ce livre vous est proposé par Tàri & Lenwë
A propos de nos e-books :
! Nos e-books sont imprimables en double-page A4, en conservant donc la mise en page du livre original. L’impression d’extraits est bien évidemment tout aussi possible. ! Nos e-books sont en mode texte, c’est-à-dire que vous pouvez lancer des recherches de mots à partir de l’outil intégré d’Acrobat Reader, ou même delogiciels spécifiques comme Copernic Desktop Search et Google Desktop Search par exemple. Après quelques réglages, vous pourrez même lancer des recherches dans tous les e-books simultanément ! ! Nos e-books sont vierges de toutes limitations, ils sont donc reportables sur d’autres plateformes compatibles Adobe Acrobat sans aucune contrainte.

Comment trouver plus d’e-books ?

! Pour consulter nosdernières releases, il suffit de taper « tarilenwe » dans l’onglet de recherche de votre client eMule. ! Les mots clé «ebook», «ebook fr» et «ebook français» par exemple vous donneront de nombreux résultats. ! Vous pouvez aussi vous rendre sur les sites http://mozambook.free.fr/ (Gratuits et payants) (Gratuits) et http://www.ebookslib.com/

Ayez la Mule attitude !

! Gardez en partage les livresrares un moment, pour que d’autres aient la même chance que vous et puissent trouver ce qu’ils cherchent ! ! De la même façon, évitez au maximum de renommer les fichiers ! Laisser le nom du releaser permet aux autres de retrouver le livre plus rapidement ! Pensez à mettre en partage les dossiers spécifiques ou vous rangez vos livres. ! Les écrivains sont comme vous et nous, ils vivent de leurtravail. Si au hasard d’un téléchargement vous trouvez un livre qui vous a fait vivre quelque chose, récompensez son auteur ! Offrez le vous, ou offrez le tout court ! ! Une question, brimade ou idée ? Il vous suffit de nous écrire à Tarilenwe@Yahoo.it . Nous ferons du mieux pour vous répondre rapidement !

En vous souhaitant une très bonne lecture, Tàri & Lenwë

LE BATEAU IVRE

Comme jedescendais des Fleuves impassibles, Je ne me sentis plus guidé par les haleurs : Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs. J'étais insoucieux de tous les équipages, Porteur de blés flamands ou de cotons anglais. Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais. Dans les clapotements furieux des marées,Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants, Je courus ! Et les Péninsules démarrées N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants. La tempête a béni mes éveils maritimes. Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes, Dix nuits, sans regretter l'œil niais des falots ! Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sures, L'eau verte pénétrama coque de sapin Et des taches de vins bleus et des vomissures Me lava, dispersant gouvernail et grappin. Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème De la Mer, infusé d'astres, et lactescent, Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

Tous droits réservés

Où, teignant tout à coup les bleuités, délires Et rhythmes lents sous les rutilementsdu jour, Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres, Fermentent les rousseurs amères de l'amour ! Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes Et les ressacs et les courants : je sais le soir, L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes, Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir ! J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques, Illuminant de longs figements violets,Pareils à des acteurs de drames très-antiques Les flots roulant au loin leurs frissons de volets ! J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies, Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs, La circulation des sèves inouïes Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs ! J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries Hystériques, la houle à l'assaut des récifs, Sans songer que les pieds...
tracking img