Rimbaud : le mal

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  • Publié le : 9 décembre 2010
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Introduction

Extrait de poésie en 1870. C'est un sonnet classique composé de 2 parties :

o Alexandrin
o , la mètre (le vers) Rime ABAB
dans le quatrain, CDD dans le tercet.

Rimbaud est un révolté. Il écrit en plein contexte. C'est aussi un fugueur. Il a été élevé dans la religion catholique avec sa mère. Etant forcé à aller à la messe le dimanche, ilpose un regard critique sur la Bourgeoisie.

La guerre éclate en 1870 et il dit que c'est le mal.

Il accuse les hommes politiques d'être responsable de la mort des hommes et complice de la religion.
Annonce des axes

Dans ce texte, nous aurons 3 axes :

o peinture de la guerre et de la dénonciation de la guerre
o La satire de dieu et de la religion
o lanature



Etude méthodique

I) Peinture et dénonciation de la guerre

1. Le carnage

Ce poème peint l'horreur et la boucherie de la guerre. Il la dénonce sur un ton virulent. Cf : Candide Chap. 3 "boucherie héroïque" très forte antithèse. Juxtaposition de deux termes antithétique ® dévalorisation de la valeur de l'héroïsme ; Voltaire dénonce la complicité de l'Eglise et du Roi.Rimbaud la décrit ici dans le 2ème quatrain v.1 à 6.

Dés le v.1, la métaphore "les crachats rouges" donne le ton du poème.

Pour insister sur un mot en poésie, on le place soit au début, soit à l'hémistiche ou soit à la fin du vers.

Importance de la place de "crachat". Un mot aux sonorités dures, terme très vulgaire et trivial, qui évoque le désagréable, le dérangement et le réalisme."Crachat rouge" évoque le sang, opposition entre le ciel bleu…, l'or, le vert.

Le canon crache du feu en 1870. Le mal a la couleur du feu, du sang, et de la haine. Nous avons un enjambement entre le vers 1 et 2 qui met en valeur le sifflement. Pour évoquer la vision et l'ouïe avec des sensations visuelles et auditives. Trajectoire du crachat du canon.

Le rouge du vers 1 est repris par écarlate v.3,c'est plus pathétique.

Sonorités dures :

Allitération en - "r", "crachat, raille, croulent"

- "f", "infinie, fumant"

- "sse", "masse…"

Sensation visuelle "rouge" et auditive agressive.

2. Déshumanisation des hommes

Vue du ciel proposé par Rimbaud dans les 6 premiers vers est un champs de bataille.

Les couleurs ® en écarlate les troupes françaises et en vert les troupesprussiennes. Une fois recouverts d'un uniforme, ils deviennent des pions et perdent toute individualité car c'est une masse. V.6 "fait des hommes un tas fumant". Transformation terrible des hommes en un tas fumant. En fait, des hommes transformés dans un tas calciné ® cendre ® mort.

Le verbe "faire" est à contre emploie, il crée le mal mais ne le fabrique pas.

3. La souffrance des mèresLa mère donne vie et ne veut pas qu'elle se fasse tuer à la guerre.

"Les mères sont ramassées dans l'angoisse" v.12.

Le rejet qui met en valeur cette expression "ramassées" ® recroquevillement tremblante et "Dieu" reste "zen". Dieu est complice et indifférent à la guerre.

Les mères pleurent l.13 "…pleurant…". Elles sont pauvres et en deuil car elles portent du noir : "…vieux bonnetnoir…". Elles demandent la protection de Dieu en leur donnant un sous l.14 "…un gros sou…".

Une guerre est sale et méprisante qui déshumanise les hommes et qui tue la vie et fait pleurer les mères face à cette vision dantesque de Dieu.

La présence de Dieu peut surprendre et ne pas surprendre car Rousseau a été pratiquant.

Ici, il attaque directement Dieu, et avec le titre, Dieu fait le mal : lediable.

Dieu est indifférent face à ce massacre.



II) La satire de Dieu et de la religion

Le verbe "rire" de Dieu se rapproche du verbe "railler" du Roi.

Dans ce poème, il ne site qu'une seule phrase qui montre bien la simultanéité du carnage et Dieu qui rit.

Dans ce texte, il y a une forte antithèse :

Au rouge du sang, Rimbaud oppose l'or des églises v.10 : luxe de...
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