Rire a l hopital psychiatrique de malévoz

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  • Publié le : 16 mai 2011
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Permettez-moi de vous saluer à mon tour et de vous souhaiter la bienvenue à cette sixième édition des printemps de l’âme qui se déroule pour la première fois à Monthey, dans les locaux de l’Hôpital psychiatriques. Un retour aux sources. Les journées Printemps de l’Ame en effet sont nées de l’hôpital. De son centième anniversaire pour être précis. A cette occasion, se sont réunis à Sion, dans lecarnotzet du buffet de la gare, une cinquantaine de personnes qui avaient répondu à l’invitation des DR Raphael Carron et Jean Rey-Bellet. Le directeur et l’ancien directeur de l’Hôpital de Malévoz pensaient judicieux de profiter de l’événement pour rappeler le rôle précurseur joué par l’Hôpital de Malévoz durant tout le 20e siècle. Le soir même l’Association Valaisanne psychiatrie et société estcrée et un comité proposé de représentants de l’Hôpital, du travail social, des proches et de personnes directement concernées par la souffrance psychique. Au début, l’effort a été mis sur la célébration du passé, mais très vite le désir de rapprocher la psychiatrie de la population valaisanne s’est fait sentir. Nous avons voulu mettre la psychiatrie en débat, mettre en lumière ce qui en constituel’essence, d’un côté les difficultés existentielles et de l’autre la volonté de l’accueillir, de la soigner ou de la de la repousser à la marge, dans un impensé collectif
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et confortable. Il fallait rendre à la société ce qui la concerne. Parce que si l’hôpital soigne, il n’est pas tout puissant. Il ne peut à lui seul trouver et donner des réponses à des maux dont l’origine est le plussouvent à chercher dans une mauvaise organisation sociale, marquée par des contraintes de plus en plus forte sur l’individu. L’Association valaisanne psychiatrie et société, a consacré l’essentiel de ses maigres ressources à cela. A décloisonner, à interroger, à mettre en relation et en dialogue divers acteurs de la société valaisanne. Il y a eu des médecins bien sûr, quelques sociologues aussi, destravailleurs sociaux et des infirmiers, mais également des écrivains, des clowns, des musiciens, des comédiens, des prêtres, une cartomancienne, des chefs d’entreprises, triomphant ou modestes. Et j’en oublie sans doute. Mais le propre de ces journées c’est d’avoir organisé la rencontre entre des personnes directement concernées et celles qui veulent les aider. Nous avons choisi Printemps de l’âmeparce que la journée se déroulent au printemps et parce qu’elles interrogeaient la partie la plus mystérieuse de l’être humain. L’âme. Nous nous sommes posées ici ou là dans des lieux plus ou moins improbables, au gré du vent. Les thèmes ne manquaient pas. La première

édition, aux bains de Saillon, interrogeait la relation thérapeutique. Je me souviens d’une table ronde de haute volée animée parle journaliste Jean-Philippe Rapp, l’année suivante à Sierre nous demandions « à qui confier nos souffrances psychiques ? » Ceux qui ont participé se souviennent de la conférence de Christiane Singer et du débat entre le médecin de famille, le psychiatre, le prêtre et Monique de Warrat, diseuse de bonne aventure et psycho-mancienne autoproclamée. Au printemps suivant, nous étions à l’écoleprofessionnelle de Martigny pour réfléchir à la souffrance au travail, à l’enseigne de paresse ou détresse, l’année suivante, c’est le Théâtre de Valère à Sion, qui a été choisi pour approcher la délicate question du suicide. Là, il nous a été présenté une oeuvre étrange « le journal de l’absence » qui racontait la disparition voulue mais énigmatique d’un frère, mis en scène et joué par sa propre sœur.Je me souviens que le prêtre l’exorciste du diocèse avait été invité, comme si il pouvait chasser les idées noires avec de l’eau bénite. Pour aborder les difficultés de l’enfance nous avions revisité le titre d’une chanson de Sarclo, « grandir c’est mourir un peu. » Nahoum Frenck, pédiatre, nous montra ce que grandir voulait dire et à quel point cela est périlleux pour les parents. Un exposé...
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