Risque naturels

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  • Publié le : 16 décembre 2010
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Le risque de propagation résulte de la combinaison d'indices élémentaires relatifs à la vitesse du vent, à l'effet combiné de l'exposition, de la direction du vent et de la pente et à la combustibilité de la végétation.

Saute de feux et incendie de forêt

Tous les ans, les incendies de forêts ravagent plusieurs centaines de milliers d'hectares dans le sud de l'Europe. Plus de la moitié desfeux présentent une ou plusieurs sautes de particules incandescentes donnant naissance à des foyers secondaires. Un programme européen SALTUS coordonné par le Cemagref montre que ce phénomène mal connu est fréquent en Europe. Il doit être pris en compte dans la prévention des feux et la lutte contre les incendies.
La France à elle seule compte pas moins de 6 000 départs de feux chaque année. Engénéral, les incendies sont bien maîtrisés si les conditions météorologiques sont favorables. Cependant, il suffit que le vent souffle violemment, que le terrain soit très escarpé et que l'incendie soit déjà étendu pour que la situation se renverse. Dans ces cas difficiles, les sautes de feux en avant du front de flammes sont fréquentes et peuvent mettre la vie des pompiers en danger et favoriserla propagation de l'incendie par l'éclosion de foyers secondaires. Ce phénomène méconnu en Europe est pourtant redouté en Australie et aux USA.

C'est pour cela qu'en 1998, un programme européen SALTUS coordonné par Pierre-Yves Colin du Cemagref à Aix-en-Provence est lancé avec la collaboration de dix équipes françaises, espagnoles, portugaises, italiennes et grecques. L'objectif est d'acquérirdes connaissances sur les sautes de feux et les mécanismes mis en jeu mais aussi de développer des modèles de prévision des sautes.
* Une démarche originale
Plus de la moitié des incendies étudiés présentent des sautes de feux. Un tiers ont des sautes supérieures à 100 mètres. Les plus longues observées atteignant les 2400 mètres. Elles peuvent se produire à n'importe quelle heure du jouret de la nuit, même s'il y en a un peu plus dans la journée. Les sautes les plus longues, supérieures à 1 km, ont plutôt lieu dans l'après-midi. Pour mieux comprendre ce phénomène, les scientifiques ont combiné une approche statistique basée sur l'étude de 245 feux éteints et une approche théorique et expérimentale fondée sur la simulation numérique du transport des particules, l'expérimentation enlaboratoire et le suivi de 48 feux en cours. En outre, l'analyse des feux éteints a permis de construire un modèle probabiliste de prévision des sautes qui sera mis à disposition des services de la sécurité.

* Comprendre les sautes
Le plus souvent, un feu débute au sol. Inflammables et riches en combustibles, les pinèdes donnent plus facilement naissance à un incendie qu'une forêt defeuillus.
Les litières d'aiguilles de pins s'enflamment très vite. Le feu s'entretient ensuite en gagnant de la hauteur grâce aux broussailles et aux nombreuses branches mortes courant le long des troncs. L'énergie libérée est importante, les conditions sont réunies pour qu'il y ait sautes de feux. Elles sont plus fréquentes quand la surface boisée est supérieure à 10 hectares. Naturellement, le ventjoue un rôle important tout au long de la saute. Ses rafales brutales sont capables d'arracher des particules enflammées comme des feuilles (pour les feuillus), des aiguilles de pin, des cônes et surtout des morceaux d'écorce. Là aussi, ce sont les pinèdes qui génèrent le plus de sautes avec des brandons ( débris enflammés) d'écorces. Sans doute parce que l'écorce des pins se détache facilement.La colonne de convection liée à la puissance du brasier entraîne en hauteur les brandons. Le vent se charge ensuite de les transporter plus loin. Des débris végétaux calcinés mais éteints ont été retrouvés jusqu'à 17 km de l'incendie au Portugal
Les zones de relief permettent des sautes longues grâce à leur influence sur le vent et la colonne de convection. Les plus petits brandons s'éteignent...
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