risque

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LES RISQUES

Agenda 21 • Volet environnemental

UN ENJEU TRÈS RÉGLEMENTÉ, TOUCHANT À LA SÉCURITÉ DES PERSONNES
ET À LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

Au cours des siècles, de nombreux événements,
qu’il s’agisse de catastrophes naturelles ou d’accidents
liés à l’activité humaine, nous ont appris que le risque zéro
n’existait pas. Aussi, il est impératif de prendre en compte
etd’anticiper les possibilités de survenance de tels
phénomènes, afin d’en limiter les impacts humains,
environnementaux et économiques.
La collectivité doit à ca titre mettre en œuvre
une politique coordonnée et efficace pour prévenir et
gérer les risques sur son territoire.

Depuis, la loi s’est d’ailleurs faite plus contraignante,
puisque l’adoption de la loi Bachelot va renforcer le pouvoir
et laresponsabilité des communes. Et en imposant une
vigilance accrue, plus de prévention et d’information,
elle va aussi imposer des efforts
supplémentaires de la part des collectivités.
Elle a inscrit, parmi ses priorités, l’instauration
d’une culture du risque, le développement de la
protection civile au niveau national et
une meilleure prise en compte des victimes.

LES RISQUES

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3 UN ENJEU TRÈS RÉGLEMENTÉ, TOUCHANT À LA SÉCURITÉ DES PERSONNES ET À LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

• Le risque : une notion précise et complexe
Le risque est “la possibilité de survenance d’un événement
susceptible de porter atteinte à l’équilibre naturel”*.
Deux critères corrélés sont caractéristiques du risque :
la conjonction d’un aléa (probabilité) et d’une vulnérabilité(conséquences sur les personnes et les biens
exposés), ce qui détermine un niveau de risque. “Le
risque n’est toutefois pas une simple résultante
entre aléa et vulnérabilité. Il est interprété au travers de
représentation qui le rend plus ou moins supportable. La

sensibilité au risque varie dans le temps, d’une
société à l’autre et d’une culture à l’autre”**. Au
sein des risques, on isole le risquemajeur, qui est “lié à
un aléa d’origine naturelle ou anthropique dont les
effets prévisibles mettent en jeu un grand nombre de
personnes, provoquent des dommages importants et
dépassent les capacités de réaction des instances
directement concernées”***.

• Les différents types de risques
Traditionnellement, on segmente les risques en
deux catégories : les risques naturels, événementsdommageables survenant dans un milieu vulnérable,
qui peuvent être soit d’origine géologique (mouvement
de terrain, séisme, volcanisme), soit d’origine météorologique (tempêtes, cyclones et précipitations induisant des inondations, avalanches ou feux de forêt,
sécheresse…) ; les “risques technologiques”, l’aléa
(ou dysfonctionnement) technologique pouvant être

dû à une erreur humaine, unedéfaillance technique,
une réaction parasite ou un facteur externe (catastrophe
naturelle, attentat…). La gravité de ses impacts sur
l’environnement peut être considérable car amplifiée
dans le temps et dans l’espace. Les différentes
expressions de ce risque sont : la dispersion de produits toxiques, l’épidémie, l’explosion, le B.L.E.V.E.
(Boiling Liquid Expanding Vapor Explosion), l’incendie,etc.

• Le Grand Lyon : une situation particulière au regard des risques
Le Grand Lyon doit particulièrement faire preuve de
vigilance, en raison des caractéristiques de son territoire,
qui le soumettent à différents types de risques :
présence de deux fleuves, de nombreux ruisseaux,
relief propice à l’accumulation d’eau dans des points
bas, présence de fortes pentes pouvant engendrer
desmouvements de terrains, implantation de nombreuses entreprises à risques, notamment classées
Seveso II.
*Dictionnaire de l’environnement 1991

**P. Allard, 2000

Dans la politique du Grand Lyon concernant les risques,
et dans les travaux de l’Observatoire de l’environnement, seuls ceux présentant une menace potentielle
pour l’agglomération sont abordés, soit le risque
d’inondation...