Robert maxwell et les banques

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  • Publié le : 17 avril 2010
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EXPOSE
MAXWELL AND BANKS

1) Personnalité de Maxwell
À sa naissance dans le petit village de Slatinské Dôly, Robert Maxwell a pour nom Ján Ludvik Hoch. Il est élevé au sein d'une famille juive pauvre. Lors de l'occupation de la région par le Troisième Reich, il parvint à s'échapper. Sa famille fut, en revanche, exterminée dans le cadre de la Shoah. Il arriva au Royaume-Uni en 1940 en tantque jeune réfugié, et s'engagea dans la British Army. Intelligent et doué pour les langues, il réussit à monter rapidement les échelons. En obtenant la citoyenneté britannique, il change de nom pour s'appeler Robert Maxwell.
Plusieurs profils : Pour seul but LA FORTUNE !!
Armée et Commerce : Officier dans les forces d'occupation de Berlin à la fin de la guerre, il mit à profit ses relations pourcréer diverses entreprises de négoce. Il se proposa de publier dans le monde les revues scientifiques de l'éditeur spécialisé allemand Springer Verlag, à une époque où il était interdit à cet éditeur de le faire en son nom propre. Profitant du succès de cette opération, il racheta en 1951 le petit éditeur Pergamon. Opérant au niveau international dans les domaines de la vente d'encyclopédies etde revues scientifiques, Maxwell parvint rapidement à faire fortune et à faire de la Pergamon Press un éditeur de poids.
Politique : Il se tourna alors vers la politique dans les années 60, et fut un bruyant député travailliste à la Chambre des communes britannique de 1964 à 1970. Il ne fut pas réélu, et était d'ailleurs impopulaire dans son propre groupe parlementaire, du fait de ses manièresbrusques perçues comme arrogantes.
Il ne supporte pas de perdre mais il en ressort gagnant : En tant qu'éditeur, il perdit son premier affrontement contre l'australien Rupert Murdoch en ne parvenant pas à racheter l'hebdomadaire d'actualité News of the World. Son tempérament vif et son style de management très particulier favorisèrent une gestion opaque de ses sociétés. En 1969, un rapport d'unorganisme de contrôle le qualifia comme inapte à la gestion saine d'une entreprise cotée en bourse, ce qu'était devenue la Pergamon. En froid avec ses actionnaires, il en perdit le contrôle peu après.
Une soif permanente de faire toujours plus grand : Racheter une entreprise ne suffit pas, il lui en faut toujours plus surtout lorsqu’il réussit. S'appuyant sur la Fondation Maxwell, navire amiral deses nombreuses entreprises basé au Liechtenstein, il retrouva le contrôle de la Pergamon en 1974. Il racheta en 1981 la British Printing Company pour en faire le groupe Maxwell Communications Corporation. Par ce biais il racheta le groupe publiant le journal britannique de gauche The Daily Mirror, puis l'éditeur Reed International. Alors à son apogée, il possédait également de nombreusesparticipations dans diverses activités, essentiellement dans le domaine des médias. Il profita aussi de ses bonnes relations avec le bloc de l'est pour conclure des accords commerciaux avec ces pays. Il intervenait énormément dans les opérations de chacun de ses groupes et dans les rédactions de ses journaux. Voyant en eux la possibilité de diffuser sa pensée, il signait par exemple un éditorial dans TheDaily Mirror, journal qui n'eut pas le succès qu'il espérait.

Il fut l'un des partenaires de Francis Bouygues dans le projet de privatisation de la chaîne de télévision française TF1 en 1987, et il mit en avant son passé de gauche et son expérience des médias pour séduire François Mitterrand dans le cadre du rachat de la chaîne. Il se révéla par la suite un actionnaire minoritaire exigeant, augrand dam du groupe Bouygues, qui entendait disposer d'une autonomie dans la gestion.
Un entrepreneur : Tout au long de son parcours entrepreneurial, il fut perçu comme un dirigeant aux pratiques malsaines, agglomérant des sociétés à la santé financière douteuse. De son vivant, Robert Maxwell réussit à faire taire les critiques et à gagner en importance dans le paysage médiatique, où il voulait...
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