Roberto zucco fiche de lecture

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Titre: Roberto Zucco
Auteur: Bernard-Marie Koltès
Maison d'édition: Les éditions de minuit (1990)
Nombre de pages: 140 pages

« Un trajet invraisemblable, un personnage mythique, un héros comme Samson1 ou Goliath2, monstres de force, abattus finalement par un caillou ou par une femme. »

Bernard-Marie Koltès
BIOGRAPHIE DE KOLTÈS

Bernard-Marie Koltès (1948-1989) est né dans unefamille bourgeoise de Metz. Dès sa jeunesse il est violent, alcoolique, drogué, et ancré dans la révolte. Pourtant il adore Jean-Sébastien Bach. Il voit, à l’âge de vingt ans, Maria Casarès dans Médée. Il rencontre Hubert Gignoux, alors directeur du TNS Théâtre national de Strasbourg, lui propose d’intégrer l’école du TNS; il y entre en section scénographie, puis y réalise une dizaine de mises enscène. Il commence alors à écrire pour le théâtre. En 1970, il monte sa propre troupe de théâtre, le «Théâtre du Quai» et écrit L’Héritage que Maria Casarès lit pour la radio. Entre un passage au Parti communiste français (1974-1978), de nombreux voyages en Amérique latine, en Afrique et à New York.
Son théâtre, en rupture avec la génération précédente du théâtre de l'absurde, est une recherchepermanente sur la communication entre les hommes. Koltès a conçu le personnage de Roberto Zucco à partir de l'histoire réelle du tueur Roberto Succo. Au début des années 1980, il rencontre Patrice Chéreau qui devient son metteur en scène. Mais l'écrivain, malade, décède à quarante et un ans du SIDA.
Le théâtre de Koltès, fondé sur des problèmes réels, exprime la tragédie de l’être solitaire et de lamort. Comme les auteurs absurdes, il se sent exilé. Cependant Koltès se fonde sur des racines classiques : Marivaux, Shakespeare dont il traduit Le Conte d'hiver, que l'on retrouve dans Roberto Zucco. Il est influencé par Rimbaud et Claudel; il retient de ce dernier l'idée de communion avec le spectateur lors du théâtre. Auteur d'un théâtre de révolte, Koltès est homosexuel dans un mondehétérosexuel. En Afrique, il voit la culture africaine écrasée par les Européens. Ce sujet devient la pièce Combat de nègre et de chiens. Après une visite en Amérique, il écrit Quai Ouest, sur un frère et une sœur dans une culture étrangère.
Roberto Zucco est d'abord et avant tout une pièce sur la fuite, sur les différentes manières de partir, de quitter, de dérailler, de lâcher prise, bref de sortir. Letexte est lui-même la mise en scène de l'infinité des espaces contemporains de la fuite : fuite de prison dans le sens littéral, fuite du système capitaliste de l'échange, fuite du foisonnement (przybieranie, obfitosc) du visuel, fuite du regard de cet assassin (réel) Succo dont Zucco est le duplicata, mais aussi fuite du théâtre dans le théâtre, de la réalité dans la fiction, fuite du langagethéâtral dans la langue poétique, fuite du passé de la conscience dans le présent du corps annonçant la faillite du langage devenu inapte à protéger cette conscience contre la pesanteur de la chute.
Roberto Zucco traite de cette vérité désolante, celle de la mort qui nous guette à la veille d'un événement cataclysmique, qui nous prend d'assaut, intensifiant le danger réel et sanctifiant la peur defermer l'œil.

LE PLAN DE LA PIÈCE
I. Le chemin de ronde d'une prison. Inspection nocturne.
La discussion entre deux gardiens sur l'idée d'entendre et l'idée de voir
Zucco s'évade de la prison par les toits
On apprend que Zucco a été arrête cet après-midi pour le meurtre de son père
II. Chez la mère de Zucco
Sa mère ne veut pas le laisser rentrer, elle le menace par la police, pourtant nefait rien (Elle le demande même de parler moins fort pour le pas réveiller les voisins)
Zucco défonce la porte. Il veut son treillis (chemise kaki et pantalon de combat). Sa mère ne veut pas le lui donner.
Une relation d'amour entre les deux
ZUCCO. - "N'aies pas peur de moi, maman. J'ai toujours été doux et gentil avec toi.3»
LA MÈRE. - «[...] Pourtant, je te...
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