Robinson

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 5 (1184 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 14 février 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Une Vie, Gui de Maupassant

La vie, une vie, celle de Jeanne, héroïne du roman, qui est semblable à beaucoup d’autres avec ses moments de bonheur, son lot amer de désillusions, de déceptions et de deuils.

I. Une vie, genèse

A. Terreau biographique

Comme son maître Flaubert et se formule « Madame Bovary, c’est moi », Maupassant aurait pu aussi proclamer « Jeanne, c’est moi ».Le roman intégre beaucoup de paramètres personnels :
- il se déroule en Normandie, pays qu’il connaît très bien pour y être né et avoir vécu ses meilleures années
- l’héroïne partage avec lui la même passion pour la nature, de la mer, du soleil et la découverte d’horizons nouveaux (cf voyage en Corse).
Différence majeure : naïveté foncière et répulsion de l’amour physique.

B.Influences

- Flaubert, le mentor qui le corrige et l’encourage
- Zola, lui donne l’impulsion. Réuni autour de lui jeunes talents, lance « les soirées de Médan ». Mais Maupassant prend vite ses distances avec les prétentions naturalistes.
- Schopenhauer, pessimiste, Le monde comme volonté et représentation, « le plus grand saccageur de rêves qui ait passé sur la terre » (Maupassant,Auprès d’un mort).

Roman précédé d’articles publiés dans la presse, cf La Corse, publié au final en 1883, interdit dans les libraires de gare, qualifié « d’obscénité ».

II. Histoire

Une vie évoque l’existence d’une jeune fille, Jeanne Le Perthuis des Vauds, de sa sortie du couvent en 1819 à une date indéterminée, vers 1840.

A. De la sortie du couvent au mariagePériode de toutes les illusions et des bonheurs éphémères :
- illusion paternelle, d’une éducation rousseauiste consistant à préserver la jeune fille des influences de la société jusqu’à son mariage.
- Illusion romantique, du grand amour qui ne sera en fait qu’un mariage de convenance, suivi d’un quasi viol conjugal la nuit de noces, dont les seuls moments de bonheur sont lors du voyage denoces en Corse.
- Illusion de la liberté pour Jeanne qui sort de la prison du couvent pour entrer dans la prison conjugale.

B. Du retour aux Peuples à la mort de Julien

Trois années d’immenses déceptions et un immense bonheur :

- déceptions causées par l’infidélité de l’époux, le vicomte Julien de Lamare, qui la trompe dès le premier jour avec sa bonne Rosalie de qui il a unenfant, puis tromperie avec la Comtesse de Fourville, son amie. Le mari coupable est supprimé par le mari jaloux, elle se retrouve alors veuve.
- Déception de la disparition de sa mère, elle découvre aussi que celle-ci était infidèle, ce qui ébranle toutes ses certitudes.
- Grande joie le naissance de son fils, Paul, qui devient le culte d’une mère possessive.

C. De la mort deJulien à la naissance de sa petite fille

Vingt-cinq « années monotones et douces » sont écoulées, faisant d’une jeune femme envahie par les événements tragiques une femme précocement vieillie, affectée d’une « invincible désespérance ».

- Echec de l’éducation de Paul, fils unique trop couvé par ses trois mères (génitrice, grand père, grande tante), trop tardivement entré au collège, etpratiquant trop souvent l’école buissonnière, de mettant en ménage avec une femme de réputation douteuse.
- Echec des entreprises hasardeuses du fils prodigue, qui entraine la quasi ruine de la famille, qui vend toutes ses terres et la propriété des Peuples, crève-cœur sans précédent pour Jeanne. Apres la mort de son père, elle s’installe dans une petite maison.
- « Jalousie inapaisablecontre cette femme inconnue qui lui avait ravi son fils », mais qui lui offrira après sa mort en couche une petite fille : »alors une émotion infinie l’envahit »

III. Leçons de vie

A. Les forces vitales : Eros et Thanatos

Célèbre distinguo Freudien entre pulsion de vie et de mort, fort présent dans Une Vie.

1) Eros

Maupassant s’inspire des concepts de Schopenhauer,...
tracking img