Romain gary

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  • Publié le : 6 novembre 2010
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Romain Gary (1914-1980)

"Très publique, l'œuvre de Gary est coulée dans une langue claire, aérée, énergique comme dans certaines pages d'Hemingway et inspirée comme dans celles d'un Kessel.L'écrivain va droit au but, pour atteindre à coup sûr son lecteur." (Jérôme Garcin, Dictionnaire de la littérature française du 2Oème siècle (Albin Michel))
Personnage aux multiples facettes : écrivain,diplomate, cinéaste, héros de la " France libre ", Romain Gary confesse son penchant pour les " farces et attrapes " : marionnettiste, montreur de personnages ambigus, inventeur de fables à double sens,cœur sensible et sourire moqueur, " clown lyrique ", il manie les ficelles du métier en se tenant à distance pour juger de l’effet produit, se plaisant à étonner et à séduire. Il a poussé l’art duprestidigitateur jusqu’à se donner secrètement un double, cet Emile Ajar que couronne un prix Goncourt, faisant de Gary le seul écrivain à avoir deux fois reçu cette récompense sous des noms différents.Né le 8 mai 1914 à Wilno, en Lituanie, Romain Gary est élevé par une mère qui place en lui de grandes espérances. " Cosaque un peu tartare mâtiné de juif " il arrive en France, à Nice, à l’âge de 13ans, fait son droit, s’engage dans l’aviation, rejoint la " France libre " en 1940, termine la guerre comme compagnon de la Libération et commandeur de la Légion d’honneur.
Le succès de son premierroman Education européenne prix des Critiques en 1945, coïncide avec son entrée au Quai d’Orsay. En poste à Sofia, Berne, New York, La Paz, il n’en continue pas moins d’écrire. Les racines du ciel(Prix Goncourt 1956) est une fresque de la vie coloniale en Afrique Equatoriale française. Il quitte la diplomatie en 1961. Après un recueil de nouvelles Gloire à nos illustres pionniers (1962), et unroman humoristique Lady L. (1963), il se lance dans de vastes sagas : La Comédie américaine (Les mangeurs d’étoiles et Adieu Gary Cooper 1969), La danse de Gengis Cohn (1967), La tête coupable...
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