Ronsard

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 2 (398 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 6 octobre 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Récriture du paragraphe d’analyse

Le poète aborde sa propre mort d’un point de vue scientifique. Fidèle aux principes de l’humanisme, qui valorise l’étude de l’être humain, Pierre de Ronsard sesert de ses connaissances pour décrire son état.  Dans le début du poème, l’auteur donne le ton, il est fatigué et malade : « je n’ai plus que les os[..] »(v.1). L’hyperbole, puisqu’il n’a évidemmentpas que les os, c’est une façon de mettre l’accent sur sa maigreur. Dans l’énumeration « Décharné, dénervé, démusclé, dépoulpé »(v.2) l’auteur accumule ainsi une série d’adjectifs qui ont laparticularité de comporter le préfixe « de » qui exprime la négation ou la privation. Il y a aussi une comparaison « […] un squelette je semble » (v.1) qui est un moyen de mettre l’accent sur son apparence :son corps comme un squelette. Le poète multiplie la forme négative « je n’ai plus[… ]»(v.1) ,« Je n’ose voir[… ]»(v.4) pour signifier qu’il est affaiblie et donc ce qui lui manque. 
Au-delà de cespréoccupations physiques , l’auteur , inspiré par l’Antiquité grecque, réfère aussi des figures connues de la médicine.  Pierre de Ronsard est très malade et en mauvais état physique car « Apollon etson fils[…] »(v.5) , les dieux de la divination et de la médecine ensemble, ne peuvent rien faire pour lui.  Les termes « soleil » et « œil » dans la personnification « Adieu, plaisant soleil, mon œilest étoupé »(v.8) rappellent que le poète ne peut plus voir le monde qui l'entoure.La mort lui enlève les sensations visuelles, très importantes pour un artiste . La répétition de « adieu » démontrela tristesse du poète en face de la mort inéluctable. L’euphémisme « je m’en vais »  signifie de manière moins drastique qu’il est sur le point de s’éteindre. Cette figure de style est habituellementutilisée pour atténuer une réalité négative, dans ce cas, c’est la mort.
Ce sonnet « Je n’ai plus que les os » est consacré à une méditation sur la mort. Ronsard décrit la décomposition de son...
tracking img