Ronsard

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  • Publié le : 3 octobre 2010
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Publiés deux mois après la mort de Ronsard, ses Derniers Vers constituent une œuvre poétique autobiographique, puisqu’ils décrivent sa propre agonie. « Je n’ai plus que les os... » est l’un des sonnets du recueil : Ronsard commence par y tracer son autoportrait sous forme de cadavre, puis il semble prendre congé de la vie et de ses amis. Dans ce poème pathétique, Ronsard réussit à surmonterl’indicible en faisant le récit de sa propre mort. Par définition, personne ne peut raconter ses derniers instants. Le Commentaire de texte sera divisé en trois grandes parties qui traiterons du poème, le désignant comme provocateur, comme pathétique et des touches humanistes du poème.
I) Un poème provocateur
A. Un autoportrait sous forme de cadavre (premier et second quatrain) Dès le début du poème,le poète donne le ton, il est fatigué et malade, ces indications nous sont données par la phrase « je n’ai plus que les os, un squelette je semble ». Cette phrase décrit clairement qu’il est à l’état de cadavre, de squelette, cela a pour but de mettre en relief sa déliquescence physique. Il y a ensuite une série de description « Décharné, dénervé, démusclé, dépoulpé », ou l’auteur accumule ainsiune série d’adjectifs qui ont la particularité de comporter le préfixe « de » qui exprime la négation ou la privation. Puis si l’on se penche sur le premier quatrain dans sa généralité on remarque que le poète multiplie la forme négative (« je n’ai plus… » « Je n’ose voir… ») pour signifier qu’il est affaiblie et donc ce qui lui manque. Et enfin l’auteur écrit ces vers en utilisant un Champ lexicalbien précis qui est le champ lexical de la terreur inspirée par son état. Pour ce qui est du rythme, il est lent pour ce qui est du premier vers, saccadé pour le second, implorant au troisième vers et enfin le quatrième vers prend la forme d’une conclusion sur son état physique. Notons une accumulation de « dé » au niveau du second vers ce qui, comme dit précédemment exprime la négation ou laprivation, mais aussi il y a l’échos que ce « dé », de même qu’à la fin de chaque mot du deuxième vers il y a la répétition « é » qui fait écho. Ensuite au seconde quatrain, l’auteur fait référence, comme il aime à le faire dans ses poèmes, à l’antiquité, et plus précisément, à Apollon et a son fils Asclépios. Cet allusion à ces deux dieux de l’antiquité n’est pas anodine et donne des indication surl’état de santé du poète, il est très malade et en mauvais état physique car les dieux de la divination et de la médecine ensemble ne peuvent rien faire pour lui. Et pour finir, sur cette partie du poème, le rythme est un peu plus rapide que pour le précédent quatrain, quoi qu’il soit encore lent. Notons pour les rimes qui sont, de même que pour le premier quatrain, sous forme embrassé, mais ici avecune amusante connotation, c’est qu’en fin de cinquième vers, dont la fonction est d’ouvrir, nous avons la plainte aux Dieux, se finissant pas « ensemble », alors qu’au huitième vers, la rime est « désassemble ». Nous nous arrêterons ici pour le commentaire sur le fond et la forme générale du poème car les deux tercés sont à propos de la mort plutôt que de la maladie.
B. La pointe finale C’estune fin plutôt « comique » que dans la souffrance l’auteur choisi, en effet, il finit son texte sans perdre le sens de l’humour, un humour noir, un humour de circonstance. « je m’en vais le premier vous préparer la place. », c’est sur cette phrase que se fini le texte, après avoir vue dans les yeux de ses proches sa déchéance finale, son dernier voyage, il leurs ouvre la voix, se lançant ainsi versl’inconnue, lui qui ne fini pas par des prière fait quand même preuve d’humanité à l’heure du grand départ l’inconnu. Néanmoins et malgré tout l’auteur garde les pieds sur terre.
II) Un poème pathétique
A. La peur de la mort (troisième et quatrième tercés) Alors que les précédents vers sont plutôt calme et se borne a décrire la déchéance physique de l’auteur, ici Ronsard parle du désarroi...
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