Rousseau desir

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  • Publié le : 2 mars 2010
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Le mot besoin implique l’état d’un être vivant à l’égard de ce qui est nécessaire à sa conservation. L’animal a des besoins, comme l’homme peut aussi en avoir. Le besoin de sommeil, le besoin de manger, le besoin de boire, le besoin de respirer sont des besoins au sens strict. Un besoin se signale par des sensations spécifiques : soit dans l’ordre ici de la fatigue, la faim, la soif,l’étouffement. Il réapparaît de manière cyclique ou périodique, suivant l’horloge biologique de l’organisme. L’apparition d’un besoin appelle une réaction appropriée devant laquelle l’animal ne se dérobe pas. A l’inverse, l’homme, quand bien même il recevrait les signes avant-coureurs du besoin, est tout à fait capable de les outrepasser (texte) ou de les négliger. Nous n’écoutons pas nos besoins et nous lesconnaissons très mal. L’animal ne s’en écarte pas. Le chien qui se sent malade se met à jeûner de lui-même, tandis que l’être humain peut faire le contraire de ce que son instinct lui dicterait, s’il pouvait l’écouter. L’homme dispose d’une liberté de choix, d’un libre-arbitre, il n’est pas esclave des besoins, il peut les contrôler, les refuser ou les accepter. Le besoin caractérise la consciencevitale, il est par définition organique ou biologique. (texte) Or, parce que nous sommes essentiellement une conscience mentale, nous nous posons aisément face à face avec la conscience vitale. Il n’en reste pas moins pourtant que nous sommes bien des êtres incarnés et nous ne pouvons pas indéfiniment faire fi des exigences du corps. La privation de sommeil conduit à la mort au bout de quelquesjours. Le corps ne pouvant éliminer les toxines dans le sommeil finit par s’empoisonner lui-même. La privation de l’état de rêve conduit semble-t-il, l‘homme à la folie, dans une sorte d’intoxication mentale. La privation de veille rend l’homme apathique. Nous devons assurer la satisfaction du besoin de nourriture et d’eau, sous peine d’encourir des troubles, puis la mort. Ce qui est en cause dans lasatisfaction du besoin, c’est l’intégrité du vivant, l’intégrité de la vie biologique. Toute mise en cause à l’égard des besoins de l’individu, se traduit par une série de sensations douloureuses. Les sensations que le corps envoie sont des signes de ce que son intégrité est mise à mal et qu’il faut remédier à cette situation pour la retrouver. Quand un malaise s’installe dans l’organisme, il seperpétue comme douleur.

Cette relation à l’intégrité du corps nous montre que le besoin est inséparable de la tendance naturelle à la conservation de soi qui régit tout être vivant. La vie biologique veut toujours se conserver et s’accroître, et elle le fait en entretenant constamment sa propre structure. Or ce maintien de la structure du vivant suppose un échange constant avec le milieu,une régulation du corps, ce qui se traduit par de multiples besoins. (texte)

Nous pourrions alors appeler par extension besoins matériels l’ensemble des satisfactions nécessaires à la conservation de l’être humain, ce qui engloberait les différents besoins. A ce titre, il est indéniable que l’homme a besoin de : se vêtir, de bénéficier d’un abri, d’être secouru dans la maladie, de recevoirune éducation correcte, des soins et d'une culture etc. Bref, il y a des besoins qui semblent nécessaires pour vivre (texte) et sans lesquels on ne voit pas comment une vie proprement humaine pourrait s’établir. Le médecin a compétence pour apprécier la mesure des besoins biologiques. Il revient à l’économie politique de veiller à la répartition et à la satisfaction des besoins en société, car unesociété est structurée sur l’échange et c’est l’échange qui permet la satisfaction des besoins de tous.

Cependant cette acception du terme de besoin a un inconvénient en raison de son extension abusive. On finit par y incorporer tout et n’importe quoi. Il est très facile de poser une multitude de besoins et de dire qu’ils sont « nécessaires ». Pourquoi ne pas parler d’un " besoin vital...
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