Rousseau du contrat social chapitre 6 §1-4

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  • Publié le : 27 décembre 2011
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Rousseau
Du contrat social.
Chapitre 6( §1-4)

On à vu dans le chapitre V que seul « une première convention », c’est-à-dire un acte libre et volontaire par lequel ,tous, nous nous associations, peut fonder légitiment et surement une forme de droit politique. Ainsi ce chapitre à fondé : ce que requiert le concept même de société, c’est l’idée de convention. Il est pensé comme « l’acte parlequel un peuple est un peuple »Le verbe être est décisive pour le fondement d’un peuple, en effet le peuple ne devient pas un peuple il l’est en puissance. Mais pour l’être, il faut un acte.
Cet acte c’est le pacte social. Ainsi dans ce chapitre VI intitulé Du pacte Social, il est question de cet acte par lequel des hommes font former une unité. Le mot pacte du latin pactum désigne une conventionc’est-à-dire un accord de volonté entre deux entités, tout contrat, quelles qu’en soient les clauses, est un engagement mutuel, et doit comporter de part et d’autre une promesse réciproque .Rousseau va rendre intelligible la légitimité de ce pacte pour le rendre ainsi effectif .Ce chapitre va déterminer cet acte par lequel le peuple va s’auto institué-peuple, elle vise un fondement légitime quine peut t’être envisagé que dans la décision de libre volonté de chacun. Cette convention ne peut être que l’acte libre d’hommes libres .La liberté est l’enjeu de cet pacte, il est donc essentiel de veiller au cours de ce début de chapitre, si au terme de ce pacte elle est encore intacte, ou dans une nouvelle forme mais répondant quand même à son essence.
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Le premier geste de Rousseau effectuédans ce paragraphe est une supposition. « Je suppose les hommes parvenus à ce point où les obstacles qui nuisent à leur conservation dans l’état de nature, l’emporte par leur résistance sur les forces que chaque individu peut employer pour se maintenir dans cet état ». Bruno Bernardi, dans sa note 44, renvoie ce premier paragraphe au mode hypothétique du second discours. L’état de nature désignedonc ici la condition des hommes vivant hors de la société civile. En effet Rousseau distingue deux types d’état de nature ; il y à un « premier » ou « pur » état de nature : c’est l’état animal de l’homme, dans lequel celui-ci, solitaire et heureux, n’est soumis qu’à l’exigence de son instinct de conservation (amour de soi) et à la pitié. Le second état de nature est l’état dans lequel l’hommedénaturé, subit progressivement les modifications (psychologiques, morales) que la vie en société introduit. Exerçant ainsi sa perfectibilité, menant une existence sociale dont les formes peuvent êtres divers, l’homme est peu à peu corrompu par l’amour-propre et l’inquiétude, mais en même temps il se voit pourvu de conscience et d’intelligence dans ce second état. En devenant sociale l’hommedevient craintif faible et efféminé ce qui achève chez lui sa force et son courage présent à l’état de nature. Ainsi ce sont les obstacles de la nature de part leur force, et leur endurance qui ont mis à mal les qualités originelles de l’homme et l’ont poussé à changer d’Etat.
Rousseau nous met en garde quand à ce changement d’état qui chez l’homme le conduit à sa perte. Le mode hypothétiqueemployé par Rousseau vise la légitimité du pacte sociale, mais Rousseau n’explicite pas clairement ici ce qui entraine la mort du genre humain. « Alors cet état primitif ne peut plus subsister, et le genre humain périrait ». Contrairement à Hobbes, Rousseau n’assimile pas l’état de nature à un état de guerre. Pour Rousseau, l’état de guerre appartient au second état de nature, il est constitutif audéveloppement de la sociabilité dont il est l’ultime effet avant le pacte. Or Bruno Bernardi dans sa note prévient l’éventuelle erreur qui risque de fragiliser la légitimité du contrat quand à penser qu’il s’agit ici de voir une intention de Rousseau d’évoquer cet « état de guerre ». Bruno Berardi considère cette supposition de Rousseau comme la description d’un processus et non comme le moment...
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