Rousseau etude de texte

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  • Publié le : 21 mars 2010
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Gefflot 706

Antoine DM de Philosophie

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« Il n’y a qu’une chose que les hommes préfèrent à la liberté, c’est l’esclavage», cette citation de Dostoïevski montre le point de vue de certains philosophes comme Grotius, Pufendorf et Hobbes. En effet pour certaines personnes on peut se faire esclave et faire de sa famille des esclaves. Ces personnes refusent la liberté. A travers Le contrat social de Rousseau,l’écrivain dénonce ce point de vue et le critique. Il veut à travers cette œuvre démontrer l’absurdité de la thèse qui prône une soumission totale de la part des hommes au profit d’un seul. Pour détruire la thèse selon laquelle l’homme préfère l’esclavagisme à la liberté, le philosophe va utiliser l’exemple de l’absolutisme et du servage. L’absolutisme est l’exemple type de l’abandon de laliberté pour une forme d’asservissement (le servage) car des familles entières travaillent pour une seule personne qui n’est autre que le roi. De plus ces familles ne tirent presque aucun profit de cette aliénation de la liberté.

Dans le premier paragraphe, Rousseau critique la thèse du philosophe Grotius selon laquelle, un peuple peut se donner à un prince auquel il décide de transmettre lepouvoir de les gouverner. Ici, Grotius défend le fait que tout homme a le droit de déposséder c'est-à-dire donner sa liberté à un autre homme. Ce droit peut-il s’étendre à l’échelle d’un peuple ? Pourquoi un homme préfère-t-il se faire esclave plutôt que d’être libre ? Est-ce pour avoir un certain profit comme une protection en cas d’attaque ou encore l’assurance de vivre. Mais selon Rousseau cequi s’applique à un homme ne s’applique pas forcement à un peuple. Cette aliénation du peuple ne profite qu’au roi. Car plus un roi à de sujets, plus il est puissant, plus il est riche,… Comme le dit l’écrivain, le roi n’est rien sans ces sujets « il tire son pouvoir d’eux ». De plus, les sujets se donnent corps et âmes à leur souverain à condition qu’il prenne tout ce qu’ils possèdent. Ce contratpeut être caractérisé de fou, d’illégitime et immoral car le peuple donne tous les droits au monarque et en échange, il ne reçoit que des obligations. « Mais la folie ne fait pas le droit ». En conclusion, sans le peuple, le roi n’est rien car le peuple donne tout sa substance et en échange le roi se nourrit de celle-ci sans aucun bénéfice pour la plèbe.

Dans le deuxième paragraphe, Rousseaureprend un des nombreux arguments des trois monarchistes (Hobbes, Grotius et Pufendorf) : en échange du don de liberté des sujets, le souverain doit assurer la tranquillité, la sécurité de ses sujets. Il est donc question d’ordre social : de paix à l’intérieur comme à l’extérieur des frontières. Rousseau répond à cette idée par la simple question : Mais à quel prix ? Car l’ambition d’un seul hommeayant tous les pouvoirs peut conduire à mettre son peuple en danger par son désir de conquérir. Il peut conduire aussi à la misère par l’augmentation des impôts par exemple. En effet, la vie tranquille d’un peuple dépend d’un seul homme mais si cet homme a un égoïsme plus fort que la raison, cette vie peut devenir vite un cauchemar. Pour appuyer cette thèse, Rousseau utilise plusieurs exemples.En premier lieu, le philosophe utilise le cas d’un prisonnier vivant dans un cachot. Ce dernier mène une vie tranquille dans sa cellule mais n’est pas pour autant libre. Il n’est pas libre d’aller et venir où bon lui semble.

En second lieu, il utilise la mythologie grecque. En effet, « les grecs enfermés dans l’antre du Cyclope [vivent tranquillement] en attendant que leur tour [viennent] »....
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