Rousseau le mal

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  • Publié le : 23 avril 2011
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Rousseau Profession de foi du vicaire savoyard Citations Quelques citations hors programme tirées du préambule p. 45 « En l’instruisant sur la controverse, on lui donna des doutes qu’il n’avait pas, et on lui apprit le mal qu’il ignorait […]. » p. 45 « à la merci de ses tyrans, il se vit traiter en criminel pour n’avoir pas voulu céder au crime » p. 45 « la première épreuve de la violence et del’injustice irrite un jeune cœur sans expérience » p. 46 A propos du vicaire « son bon naturel » p. 47 « L’oubli de toute religion conduit à l’oubli des devoirs de l’homme » p. 47 à propos du prosélyte « Le mal, presque inévitable, n’était pas absolument consommé. » (ici le mal au sens de : la corruption) p. 48 « l’opprobre où l’avait réduit la fortune étouffait en lui tout vrai sentiment du bien etdu mal. Il est un degré d’abrutissement qui ôte la vie à l’âme ; et la voix intérieure ne sait point se faire entendre à celui qui ne songe qu’à se nourrir. » Partie au programme de la Profession (p. 51-96) p. 51 « Si je me trompe, c’est de bonne foi ; cela suffit pour que mon erreur ne me soit point imputée à crime : quand vous vous tromperiez de même, il y aurait peu de mal à cela. » p. 51-52 «On nous dit que la conscience est l’ouvrage des préjugés ; cependant, je sais par mon expérience qu’elle s’obstine à suivre l’ordre de la nature contre toutes les lois des hommes. » p. 53 misère de l’humanité en proie à l’opinion : « Je méditais sur le triste sort des mortels flottant sur cette mer des opinions humaines […]. » p. 63 « Je crois donc qu’une volonté meut l’univers et anime la nature.Voilà mon premier dogme, ou mon premier article de foi. » p. 65 « Si la matière mue [= si le fait que la matière bouge] me montre une volonté, la matière mue selon de certaines lois me montre une intelligence : c’est mon second article de foi. » p. 69 « Pénétré de mon insuffisance, je ne raisonnerai jamais sur la nature de Dieu que je n’y sois forcé par le sentiment de ses rapports avec moi […] :car ce qu’il y a de plus injurieux à la Divinité n’est point de n’y point penser, mais d’en mal penser. » (ici = d’en penser non correctement, de formuler des théories fumeuses ou fausses. Mais par voie de ricochet, cela revient à injurier Dieu). p. 69 « Il est donc vrai que l’homme est le roi de la terre qu’il habite […]. » p. 70 « je puis aimer le bien, le faire ; et je me comparerais aux bêtes! Âme abjecte, c’est ta triste philosophie qui te rend semblable à elles […]. » p. 70 « Le tableau de la nature ne m’offrait qu’harmonie et proportions, celui du genre humain ne m’offre que confusion, désordre ! » p. 71 « Etre bienfaisant, qu’est devenu ton pouvoir ? Je vois le mal sur la terre. » p. 71 « Non, l’homme n’est point un : je veux et je ne veux pas, je me sens à la fois esclave etlibre ; je vois le bien, je l’aime, et je fais le mal. » p. 73 « le sentiment de ma liberté ne s’efface en moi que quand je me déprave, et que j’empêche enfin la voix de l’âme de s’élever contre la loi du corps. » p. 74 à propos de l’assimilation volonté/jugement dans la puissance de juger : « il [l’homme] choisit le bon comme il a jugé le vrai ; s’il juge faux, il choisit mal. » 1

p. 74 « Sansdoute je ne suis pas libre de ne pas vouloir mon propre bien, je ne suis pas libre de vouloir mon mal ; mais ma liberté consiste en cela même que je ne puis vouloir que ce qui m’est convenable, ou que j’estime tel, sans que rien d’étranger à moi me détermine. » p. 75 « Elle [la providence] ne veut point le mal que fait l’homme, en abusant de la liberté qu’elle lui donne ; mais elle ne l’empêche pasde le faire, soit que de la part d’un être si faible ce mal soit nul à ses yeux, soit qu’elle ne pût l’empêcher sans gêner sa liberté et faire un mal plus grand en dégradant sa nature. Elle l’a fait libre afin qu’il fît non le mal, mais le bien par choix. » p. 75 « Murmurer de ce que Dieu ne l’empêche pas de faire le mal, c’est murmurer de ce qu’il la [l’espèce humaine] fit d’une nature...
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