Rousseau les confessions

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  • Publié le : 19 septembre 2010
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Parcours 1: Expériences et éducation.

A travers le roman autobiographique > Rousseau raconte plusieurs de ces actions répréhensibles qui s'inscrivent très bien dans le cadre d'une confession.
Nous allons étudier 2 d'entre elles, tout d'abord le vol du ruban dans le livre II puis l'abandon du maître dans le livre III.
Nous verrons en quoi elle s'inscrive dans le cadre d'une confession, lamanière dont Rousseau explique sa conduite, l'importance de l'environnement humain et plus particulièrement des adultes, puis en quoi ces expériences vécues ont contribué à différentes orientations de sa personnalité.

Dans le livre II, Rousseau se livre à une confession qui a ternit sa vie et le tourmente encore aujourd'hui.
Au moment de ce passage, Rousseau se trouve à Turin chez Mme deVercillis, cette dernière vient de décéder et la maison se trouve alors en confusion à cause de la succession de sa fortune.
Dans ce désordre, Rousseau vole un ruban et accuse la jeune cuisinière Marion.
Le récit correspond bien à une confession dans la mesure où Rousseau se confesse, se pardonne, et demande le pardon au lecteur. Le rôle du lecteur pourrait alors être comparé à celui d'un prêtre quiefface les péchés lors des confessions des catholiques. Rousseau se confesse donc au sens religion du terme.
Rousseau s'adresse au lecteur tout au long du récit.
A travers le récit, on retrouve un champ lexical de la confession et du remord > (autrement dit le pêché) > > > ce qui montre bien que le récit correspond à une confession.
Il dit clairement que cet épisode de sa vie a été une desraisons qui lui a fait écrire les Confessions dans le but de délivrer sa conscience de ce poids.
Le récit lui permet même de se purifier et donc d'oublier cet épisode.
On a l'impression que Rousseau veut se racheter une conscience en montrant qu'il se sent coupable et rajoute même >.
A la fin du passage on voit bien que Rousseau ne veut plus parler de cet épisode, il met une fin très nette à sonrécit >
Il ne veut plus parler de son acte et veut clore l'évènement.
L'action est en effet répréhensible, c'est un vol, bien que ce ne soit qu'un ruban, l'acte reste considéré comme un vol et donc comme une action répréhensible.

Dans le livre III, Rousseau prend la fuite avec Monsieur le Maître, il l'accompagne jusqu'à Lyon, mais ce dernier fait une crise d'épilepsie en pleine rue et Rousseaul'abandonne.
Le récit est très court, les éléments s'enchainent rapidement,
Le récit correspond bien à une confession dans la mesure où Rousseau parle de cet épisode comme d'un >
Tout comme dans le récit précédent, Rousseau ne veut plus parler de cet épisode et fait s'enchainer les faits très rapidement. Il conclut même >
Rousseau éprouve des remords, même si ce n'est que lors de son retourà Annecy.
La confession peut avoir une valeur thérapeutique, et c'est ce que le récit de Rousseau montre, il souhaite oublier diminuer ses remords, purifier sa conscience. Rousseau exprime un certain soulagement et c'est bien ce que l'on ressent lorsqu'on se prête à une confession.
L'action est répréhensible, elle correspond à un abandon, de plus lorsqu'on apprend les conséquences qu'aura eu cetabandon sur Mr le Maitre le côté répréhensible est fortement mis en avant.

Mais le plus incroyable est l'attitude de Rousseau face à sa propre responsabilité. Dans le récit du ruban volé, il explique que s'il a accusé Marion c'est à cause de l'amitié qu'il lui portait. Il affirme même avoir voulu lui donner le ruban et c'est pourquoi il l'a accusé >
Rousseau nie certainement la notion deresponsabilité dans ces Confessions dans le but de réduire son malaise et son sentiment de culpabilité. C'est un procédé qui permet de réduire le malaise émotionnel.
Il esquive donc le sentiment de culpabilité et rejète la faute sur les adultes présents dans son environnement humain. Il explique ainsi que, dans le récit du ruban volé, si Monsieur de La Roque l'avait pris à part et lui avait...
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