Rousseau, une pitie sterile

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  • Publié le : 12 novembre 2011
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Explication de texte

Introduction

Pour illustrer mon exposé, je vais expliquer un texte de Rousseau qui se trouve dans la lettre à d'Alembert.
Dans cette œuvre, Rousseau s'oppose à l'article Genève de d'Alembert. Article que l'on peut trouver dans le 7ème volume de l'encyclopédie, et qui traite du "projet d'établir un théâtre de comédie" à Genève.
L'extrait que j'ai choisi d'étudier setrouve dans un passage de l'œuvre où Rousseau s'interroge sur la théorie aristotélicienne de la tragédie, et notamment sur l'un de ses effets: la pitié.
La thèse de Rousseau est que la tragédie nous dispense d'être vertueux.
Autrement dit, et c'est la question à laquelle il va répondre ici, en quoi la pitié, quand elle est l'effet produit par un spectacle tragique, altère-t-elle notre vertu?Rousseau va d'abord se demander qu'elle sorte de pitié ressentons nous à la vue d'une tragédie? Puis si cette pitié a sa place en dehors des théâtres? Et enfin, si elle représente un danger pour notre vertu?
En répondant à ces trois questions, l'enjeu de Rousseau est de démontrer de manière logique la théâtralisation de la vertu en distinguant la fiction de la réalité.

I) Qu'elle sorte depitié ressentons nous à la vue d'une tragédie?

"En donnant des pleurs à ces fictions"
• Tout d'abord, le fait de donner est un acte volontaire. Autrement dit, avec la tragédie nous allons chercher de manière volontaire une certaine pitié.
• La pitié, on l'a trouve quand Rousseau parle "des pleurs". Les pleurs sont une réponse émotionnelle liés aux sentiments de pitié que nousressentons devant ces "fictions".
• Le terme de "fictions" appui sur l'aspect vraisemblable de la tragédie. La fiction s'oppose à la réalité.
Par conséquent, c'est volontairement que nous allons chercher à exercer une de nos passions naturelle et base la vertu, la pitié. Cependant, il s'agit d'une pitié qui se trouve dans le domaine de la vraisemblance tragique.

*Cette caractéristiquea-t-elle une conséquence?
"Nous avons satisfait à tous les droits de l'humanité, sans avoir plus rien à mettre du notre"
• Par "nous avons": il faut entendre nos pleurs, l'expression de notre pitié.
• "Les droits de l'humanité": Pour Rousseau, la pitié est une des passions naturelles à l'homme, elle est fondamentale. Par exemple, lorsque l'un de nos semblables souffre, son droit est de nousréclamer notre pitié. Cette pitié se traduira par le fait se souffrir avec lui. Or ici, le terme d'"humanité" est beaucoup plus englobant. Souffrir avec l'ensemble de 'humanité est plutôt du domaine de la vraisemblance.
"Sans avoir plus rien à mettre du notre"
• Ici "le droit l'humanité" vient donc s'opposer à notre droit. Dans le sens ou là il s'agit de la réalité.
Par conséquent, pourRousseau, il s'agit d'une mauvaise pitié ou, comme il le dit un peu plus haut dans l'œuvre, d'"une pitié stérile", car elle n'appartient pas au réel, elle croit aider l'humanité, mais elle nourrit seulement la représentation tragique.

Rousseau passe ensuite de a tragédie à la situation réelle, et il va se demander si:

II)…cette pitié a sa place en dehors des théâtres?

"Au lieu que…"• Sous entendu, cela se passe autrement.
"…les infortunés en personnes exigeraient de nous…"
• Ici Rousseau replace la pitié dans la réalité.
• "les infortunés en personne" Il ne s'agit plus de l'humanité vraisemblable de la tragédie, mais d'un vrai malheureux. Il s'agit ici de nos semblables dans la vie réelle.
• "…exigeraient de nous". Avec le terme exiger, la dimensionvolontaire de l'acte disparait. De plus, ce terme permet aussi à Rousseau de marquer le droit que possèdent les infortunés. Car exiger, c'est réclamer, en vertu d'un droit réel.

*Quel est ce droit?
"…des soins, des soulagements, des consolations, des travaux qui pourraient nous associer à leurs peines"
• "nous associer à leurs peines", autrement dit "souffrir avec". Ici rousseau décrit la...
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