Royaume uni

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  • Publié le : 21 mars 2012
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Poste : Ambassade de France à Londres

Date : Juillet 2010

Fiche Curie+ Recherche Royaume-Uni
Face à une compétition internationale grandissante, et malgré des difficultés de financement prévisibles dans les prochaines années, le Royaume-Uni dispose toujours d’atouts indéniables qui lui permettent de revendiquer un leadership encore très réel en matière de R&D et d’innovation. On peut entreautres relever que : il mène une politique nationale de recherche et du développement de l’innovation refondée depuis 1997 et renforcée en 2004. L’accent est mis plus spécialement sur les énergies renouvelables, les matériaux, la biomédecine les technologies de l’information et les processus d’innovation ; l’attractivité universitaire reste forte puisque, d’après le classement de l’université deShanghai, deux des dix premières universités dans le monde sont britanniques. Selon le classement 2010-11 du Times Higher Education, trois des dix premières sont britanniques 6e ex-æquo et 9e), les autres étant américaines. Les universités britanniques comptent 42 % d’étudiants étrangers au niveau post-graduate, contre 33 % aux Etats-Unis ; c’est également dans les universités que s’effectue unegrande partie de la recherche, modèle exporté tout naturellement dans les pays du Commonwealth, mais également aux Etats-Unis et dans plusieurs pays européens ; les Britanniques sont les deuxièmes récipiendaires de prix Nobel et comptent 57 lauréats en sciences et en médecine depuis 1945, distinctions reçues à un rythme régulier depuis plus de 60 ans ; avec plus de 7 % des articles publiés dans desrevues à comité de lecture qui proviennent de laboratoires du Royaume-Uni, les chercheurs britanniques se classent deuxièmes derrière leurs homologues américains, ainsi que pour les citations d’articles scientifiques (12 %). La science britannique reste la plus productive des pays du G8, mesurée en montant investi par publication produite ; la capacité d'attirer des laboratoires d’entreprisesétrangères reste élevée avec près de 30 % des moyens de recherche venant de l’extérieur, essentiellement du Japon et des Etats-Unis ; mieux que dans d’autres pays européens, des financements adaptés au développement de l’innovation ont pu être développés et servir de modèles ; conscient des enjeux européens, le Royaume-Uni a organisé une présence efficace auprès des institutions européennes, étant lepays le plus impliqué dans les programmes de recherche. Dans le 6e PCRD, les organisations britanniques sont deuxièmes en parts de fonds reçus, derrière l’Allemagne, mais devant la France. Et pour ce qui est des allocations de recherche accordées par le Conseil européen de la recherche, le Royaume-Uni se classe largement en tête avec plus de 21 % du total, loin devant la France et l’Allemagne.Mais il convient également de relever des sujets d’inquiétude pour l’avenir : la part de la population et du produit national brut (PNB) britanniques rapportée à l’ensemble du monde n’ira qu’en diminuant, 1 % et 3 % respectivement aujourd’hui. De même, l’augmentation du pourcentage du PNB consacré à la recherche, développement et innovation (RD&I), aujourd’hui de 1,8 %, devrait être au mieux de 2,5 %en 2014, c'est-à-dire pratiquement inchangé rapporté au niveau mondial du PNB à la même date et, bien sûr, très en-dessous de l’objectif de Lisbonne (3 %) ; la difficulté persistante d’intéresser la jeunesse aux métiers scientifiques et techniques, perçus comme difficiles, insuffisamment rémunérés et socialement peu reconnus. Des campagnes de sensibilisation ont été menées ces dernières années,mais les premiers
1 Rédacteur(s) : C. Mouchot, M Heintz Email : claire.mouchot@ambascience.co.uk maggy.heintz@ambascience.co.uk

Poste : Ambassade de France à Londres

Date : Juillet 2010

résultats demandent à être confirmés. Cette désaffection pour les études scientifiques est d’ailleurs observée dans pratiquement toutes les démocraties développées ; l’érosion de l’attractivité...
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