Sabotages sncf et ultra gauche

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Revue de presse 01/12/08

Les sabotages SNCF

Introduction

On a choisit de prendre comme évènement le sabotage du réseau SNCF par l’ultra gauche. Nous avons trouvé ce sujet intéressant, car ce mouvement est très peu connu, leur revendication, et la façon dont la une partie de la presse a traitée cette information.Les trois journaux étudiés ont été achetés le mercredi 12 novembre. On a choisit de prendre deux journaux de gauche (Libération et l’Humanité) pour voir le point du vue du groupe même, et un journal un peu moins engagé (Le Parisien) pour essayer d’avoir une vision plus neutre.
Le plan va se diviser en trois parties : dans un premier temps nous parlerons de l’extrême gauche, puis dansun second de la SNCF et enfin nous analyseront à travers les journaux comment est traitée l’histoire.

I – L’ultra gauche

1) L’historique

Le mouvement autonome est né au début des années 70 dans la lignée du mai 68. L’ultra gauche est un groupe en marge des partis politiques, ces activistes préfèrent l'action radicale plutôt que de voter ou faire des actions pacifistes. Ils sontultra minoritaire. Les acteurs de la mouvance anarcho-autonome sont à distinguer des militants d'extrême gauche traditionnels.

Selon Serge Cosseron, (historien et écrivain du Dictionnaire de l’extrême gauche) » le centre de gravité de l'extrême gauche se déplace vers la gauche. Le parti d'Olivier Besancenot va remplacer le Parti Communiste : ceux qui refusent de jouer le jeu se retrouve donc dansce qu'on peut appeler l'ultra-gauche. Ces militants critiquent le gauchisme et considèrent que les acteurs de la gauche sont trop mous. Pour eux, l’activisme traditionnel ne suffit pas. Ils privilégient dès lors les actions plus violentes qui vont s'apparenter à du sabotage. Ils sont anti électoralistes : ils ne rentrent pas dans la logique d'un Olivier Besancenot et de son Nouveau Partianticapitaliste car ils refusent toute idée de parti politique. Ils préfèrent se regrouper par affinités dans des structures décentralisées. Ils sont plutôt dans des actions « contre ». On va les retrouver dans le combat anti-nucléaire, dans la défense des sans-papiers, ou encore dans les actions contre le contrat premier embauche (CPE). Ils rejettent violemment l’Etat oppresseur et tout ses symboles.Ils font confiance à l'auto organisation du groupe.

Pour Serge Cosseron, on ne peut pas parler de terrorisme. Ils sont bel et bien dans une logique de violence et de destructions, comme on vient de le voir avec les lignes SNCF, mais ils ne veulent pas l'élimination de personnes physiques.

Il seraient actuellement quelques centaines, plutôt jeunes et en pleine radicalisation depuis l’électionde Nicolas Sarkozy.

2) Les actions

Le groupe de la "mouvance anarcho-autonome" d'ultra-gauche a déjà fait parlé de lui.

Voici quelques actions depuis 2006.

Pendant les grèves du mouvement contre le CPE en 2006 ou contre la LRU (loi relative aux libertés et responsabilités des universités) en 2007, certain mouvement d’anarchiste autonome sont qualifiés d’ultra gauche.A la mi-juin 2007, des appels anonymes affirmant que des bombes avaient été placées dans des TGV en Savoie avaient entraîné la saisie de la section antiterroriste du parquet de Paris. Aucune bombe n'avait été retrouvée, mais dans une cabine d'où avait été passé un appel, les enquêteurs avaient trouvé une lettre de revendication en italien « en souvenir des Brigades rouges ».

Le 24janvier 2008, une femme de 24 ans et un homme de 26 ans étaient interpellés à un péage à hauteur de Vierzon (Cher) lors d'un contrôle des douanes. Dans le coffre de leurs véhicules avaient été découverts deux sachets d'un kilo de chlorate de soude. L'ADN de la jeune femme correspondait à une empreinte relevée sur un engin explosif artisanal trouvé sous une voiture de police aux abords du commissariat...
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