Salaire ennemi emploi

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  • Publié le : 1 juin 2010
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Dissertation Economie «  le salaire est il l’ennemi de l’emploi ? »

De nos jours, les Français s’inquiètent de la baisse de leur pouvoir d’achat. Celui-ci est la conséquence d’une inflation régulière alors que leurs revenus n’augmentent pas, bien au contraire. Le salaire peut se définir comme une rémunération versée à un salarié par son employeur. En France, plus de 4/5ème des actifs sontsalariés. L’emploi se définit comme l’exercice d’une profession rémunérée et désigne l’utilisation par l’économie nationale de la population désireuse de travailler. La rigidité du salaire, aujourd’hui, est pointée du doigt, ce salaire est t-il l’ennemi de l’emploi ? A-t-il des effets positifs pour l’économie ?

Pour cela, nous étudierons dans un premier temps les problèmes du salaire pour l’emploipuis, dans un second temps, démontrer qu’il peut être bénéfique pour l’économie.

Tout d’abord, le salaire est l’ensemble des rémunérations ou des prestations fournies par un employeur à chacun de ses salariés en échange de son travail. Ce salaire est fixé entre les deux parties lors du contrat de travail. En France ce salaire est réglementé et ne peut pas être trop faible, il y a un plancherlégal permettant au salarié de ne pas être payé en dessous : le SMIC (salaire minimal interprofessionnel de croissance). Malheureusement depuis son lancement, le SMIC n’a pas atteint son objectif initial à savoir réduire la pauvreté et proposer au salarié un revenu décent. On remarque ainsi que le SMIC entraîne involontairement du chômage. En effet on remarque que les employeurs ne sont pas libresde choisir le salaire de leur salarié. Ceci ne le paye donc pas forcément en fonction de sa productivité. Ainsi, les travailleurs ayant peu ou pas de qualifications sont volontairement délaissés par les employeurs qui essayent plutôt de conserver leurs salariés les plus productifs. Les coûts pour embaucher seront ainsi plus élevés car le licenciement par exemple entraine des couts supplémentairespour l’employeur, tout comme l’intégration de nouveaux salariés. Par exemple, en terme de coût de rotation, le chef d’entreprise devra payer les cellules de recrutement, de formation, de licenciement et le nouvel employé ne connaitra pas forcément le métier en lui-même et sera donc moins productif que son prédécesseur, son intégration dans l’entreprise peut également être difficile. Ceci entrainealors l’entreprise à se tourner vers la robotisation qui sera moins coûteuse sur le long terme et plus sûr.

Ensuite, ce minimum social rend le travail moins attractif. La montée du SMIC chaque année, amène des actifs a resté au chômage car ils se rendent compte qu’ils touchent le même salaire en travaillant ou en restant chez eux. De plus, ce salaire minimum crée une fracture sociale entre ceuxqui touchent plus que le salaire minimale et ceux qui ne sont pas embauchés dû à leur manque de qualification. Ceci amène alors à la formation de trappes à inactivité et à pauvreté. Faute de négociation avec les partenaires sociaux, la modération salariale s’aggrave et le recours au temps partiel subi s’accélère, créant ainsi des trappes à bas salaires. Un Smic trop élevé pénalise lesnégociations sur les salaires et amène aussi à la délocalisation des entreprises pour diminuer leur cout de travail.

L'échelle des salaires est aplatie par l'existence du SMIC, et certains employés seraient « bloqués » au niveau SMIC, sans espoir de promotion salariale. Ce phénomène est accentué en France par les allègements de charge qui ont été mis en place sur les bas salaires, incitant les entreprisesà ne pas augmenter ces employés. L’allégement des charges patronales rend plus couteux la hausses des salaires nets, en plus de cela le revenu disponible n’augmente pas aussi vite que le salaire net. Ceci entraine une réduction des écarts de niveau de vie entre les actifs touchant le SMIC et ceux dont la rémunération se situe juste au-dessus.

Enfin, Les demandeurs d’emploi se fixent des...
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