Salud professor galvez

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  • Publié le : 4 décembre 2011
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Le voile comporte de nombreuses versions et se retrouve dans de nombreuses traditions, bien au-delà de l'islam. 

La burqa est à l'origine le vêtement traditionnel des tribus pachtounes en Afghanistan. Cette tenue est devenue aux yeux du monde le symbole du régime des talibans en Afghanistan, qui l'avaient rendue obligatoire.

Dans les pays arabes, le niqab , voile intégral complété par uneétoffe ne laissant apparaître qu'une fente pour les yeux, s'est répandu sous l'influence de l'islam wahhabite, surtout en milieu urbain. Certaines femmes y ajoutent des lunettes de soleil et des gants, voire un masque. 

Le hidjab est formé sur la racine arabe hajaba, qui signifie cacher, dérober aux regards, mettre une distance. Promu par les Frères musulmans, il est souvent complété par unetunique ou un imperméable. Il s'est généralisé dans le monde musulman, remplaçant les tenues traditionnelles comme le "haïk" en Afrique du Nord, grande pièce de laine ou de coton qui dissimule les formes du corps et voile le visage.

Le même jour, Le Figaro rend compte d'une polémique autour de la création d'une mosquée à Marseille : « Alors que la question du voile islamique déchire la gauche,Robert Vigouroux (alors maire de Marseille) relance le débat sur un front parallèle, avec la construction d'une "mosquée cathédrale" à Marseille »18. Dans une tribune dans Libération le 3 novembre intitulée Le symbole ou la vérité, Etienne Balibar (Maitre de conférence en Philosophie à l'Université Paris-I), tout en pronant la tolérance, pose le problème de la laïcité à l'école dans toute sacomplexité et rend compte des divergences ou convergences d'opinion à ce sujet qui traversent tous les courants politiques (le débat perdurera en ces termes jusqu'en 2006, date où une loi sera spécifiquement votée pour trancher la question des signes religieux à l'école). Lors de la séance à l'assemblée nationale le 3 novembre 1989, Lionel Jospin (soutenu par Jack Lang, alors ministre de la Culture), estvivement critiqué par « l'opposition libérale et le Parti communiste, mais aussi par plusieurs députés socialistes » parce qu'il ne respecte pas le principe de laïcité ; les enseignants du collège de Creil demande à Lionel Jospin de venir dans l'établissement pour expliquer ses directives ; La Voix de l'Islam, une association ultra-musulmane (dite « islamiste »), avait appelé à une manifestationpour le port du voile à l'école, mais l'avait annulé pour organiser « un débat sur les droits et les devoirs des musulmans en France » le 11 novembre 1989.19. Le 4 novembre 1989, c'est au tour de Danielle Mitterrand de se prononcer pour le respect des traditions et accepter les filles voilées à l'école, Danielle Mitterrand qui sera accusée par Marie-Claire Mendès-France de faire le lit de la « chariamusulmane ». De son côté, Julien Dray (PS) prône l'acceptation des filles voilées qui, ainsi, « évolueront d'elles-mêmes » tout en soulevant la problèmatique d'intégration de la population d'origine étrangère, opinion partagée par Jean Bousquet (Député UDF de Nîmes). De son côté, la démarche de Lionel Jospin est rapprochée, dans Le Monde du 4 novembre 1989, de celle d'Eugène Spüller, ministre descultes en 1894 : « En mettant en avant l'impératif de tolérance, écrit le journaliste du Monde Alain Rollat, à l'époque comme aujourd'hui, il s'agissait pour le gouvernement de la gauche de pratiquer une politique centriste de rassemblement »20. Le débat est clairement posé sur l'identité culturelle de la France face à l'Islam21. Le maire PC de Clichy-sous-Bois, André Deschamps, dit« "comprendre" l'attitude de son collègue de Montfermeil Pierre Bernard (Divers droite) qui avait décidé d'exclure du service public deux écoles maternelles de la cité des Bosquets, les directrices de ces dernières ayant inscrit, sans son accord, 40 enfants d'immigrés nouvellement installés dans la commune »22. Une pétition qui fait « Le pari de l'école » et qui reconnait « le signe de l'oppression et de...
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