Salut

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  • Publié le : 1 mai 2011
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profits différent est une situation qui ne peut pas subsister alors que l’on est en concurrence. La différence entre les 2 terres est ce qui est appelée la rente différentielle. Au fur et à mesure qu’on met en culture les terres B, C, D et E, dont la fertilité sera décroissante, la conséquence va être que le taux de profit va diminuer, il va être toujours calculé sur la terre dite marginale,c'est-à-dire la dernière terre mise en culture, celle qui ne paie pas de rente. Sur la terre la moins fertile la rente est maximum, le profit est nul ou pratiquement nul, l’économie va se reproduire à l’identique mais cette fois ci sans que le capital s’accumule, c’est l’état stationnaire. C’est une représentation d’ensemble de l’évolution du capitalisme, il y a une tendance à long terme qui vaaffecter le taux de profit, ce dernier tend à baisser. Lorsque nous parlerons de Marx : il y a aussi une loi connue sous le nom de la loi de baisse tendancielle du taux de profit, mais pour des raisons différentes. Ici c’est simplement lié à la diminution de la fertilité des terres mises en culture. D’autre part le taux de profit qui tend à s’imposer ici est le taux de profit calculé à partir del’agriculture, c’est l’époque où Ricardo écrit que le taux de profit que l’on observe dans l’agriculture c’est celui qui va s’imposer à l’ensemble de l’économie. Il y a donc un rôle moteur de l’agriculture mis en évidence dès ceci. Ici on a les éléments qui peuvent permettre de comprendre comment on peut parvenir à différer l’état stationnaire. Cet état stationnaire est considéré comme une situation trèspréoccupante pour la population. Pour l’essentiel, ce que Ricardo va retenir ce sont des innovations dans le secteur agricole qui auront pour effet de rendre moins chère la fabrication de ce que les travailleurs achètent : les biens salaires. Cela signifiera qu’avec le même taux de salaire on aura la possibilité d’acheter plus, le taux de salaire naturel, de subsistance va donc baisser, la massesalariale, et donc mettre en culture encore d’autres terres moins fertiles. Le moment où on va mettre en culture la terre dépend donc de sa fertilité, au contraire dans la théorie de la productivité marginale c’est la place qui est 1ère et la productivité de la machine va dépendre de sa place.
(Explication : Il n'existe pas de rente foncière absolue mais uniquement une rente différentielle.Autrement dit, le fait que le prix de vente des denrées soit supérieur au prix de production n'est pas vérifié pour tous les terrains mais seulement pour les terres qui sont plus fertiles. La terre rémunère le travail, ainsi que le capital investi accompagné de son profit, à l'aide de la vente de son produit, et pas plus: il n'y a pas de marge pour le propriétaire foncier. Dans ce cas-là, l'exploitationde la terre n'est possible que si le fermier et le propriétaire sont une seule et même personne, puisqu'aucun loyer ne pourrait être payé pour cette terre. Si le degré de fertilité de la terre s'élève, cela ne modifie pas le prix de vente du produit, mais les frais de production diminuent; la marge représente le loyer payé au propriétaire. La richesse se répartit entre trois composantes que sontles salaires, les profits et la rente. Pour Ricardo, l'évolution de la population mène inévitablement à la hausse du prix des subsistances (du fait des rendements décroissants de la terre) et à celle de la rente foncière (suite au besoin accru de terres cultivables). Le résultat de cette inflation, que subissent des travailleurs déjà dans la misère, est de rendre nécessaire une hausse des salairesafin d'assurer la survie de ces derniers. Ainsi la croissance démographique provoquera nécessairement un écrasement des profits par la rente, et par conséquent la fin de l'investissement productif, ce que Ricardo appelle "l'état stationnaire" de l'économie état qui peut être freiné par le progrès technique. Ricardo rejoint donc le point de vue de Thomas Malthus et critique les aides sociales...
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