Sarte et camus - comparaison

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 6 (1421 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 30 janvier 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Sartre et Camus

1. Sartre : existentialiste.

« une philosophie de la liberté et de la responsabilité: nous sommes ce que nous faisons et non des êtres dont le destin serait fixé à l'avance. Le maître mot d'alors est 'l'engagement'.

Saint-Germain-des-Prés, lieu où habite Sartre, devient le quartier de l'existentialisme, et un haut lieu de vie culturelle et nocturne. Phénomène rare dansl'histoire de la pensée française, une pensée philosophique technique et austère trouve pourtant, dans un très large public, un écho inhabituel. On peut expliquer cela par deux facteurs :
- tout d'abord l’œuvre de Sartre est multiforme et permet à chacun de trouver son niveau de lecture,
- ensuite l'existentialisme, qui clame la liberté totale, ainsi que la responsabilité totale des actes del'homme devant les autres et devant soi-même, se prête parfaitement à ce climat étrange d'après-guerre où se mêlent fête et mémoire des atrocités. L'existentialisme devient donc un véritable phénomène de mode.

Les Mouches : « En 1943, dans l'année la plus noire de l'Occupation, il fit jouer à Paris Les Mouches. C'est-à-dire qu'il fit très exactement ce que fit Sacha Guitry, donner ses pièces enreprésentation devant un parterre d'officiers allemands, à cette différence qu'à la Libération Guitry fut arrêté alors que Sartre fit partie du Comité d'épuration, qui décidait quel écrivain avait encore le droit de publier et quel autre devait être banni. André Malraux qui, lui, avait risqué sa vie dans la Résistance, ne se crut pas autorisé pour autant à faire partie de ce tribunal autoproclamé. »Michel Winock estime que « ce fut la rouerie de Sartre de transformer un échec théâtral en bénéfice politique ».
(Le Parisien Guitry qui ne veut pas quitter la capitale sous l'Occupation allemande. Pendant quatre ans, à l'écart de toute pensée politique, il continue sa vie d'homme de théâtre et de cinéma, pensant ainsi assurer la présence de l'esprit français face à l'occupant allemand)

2. Camus: philosophie de l’absurde (doctrine personnelle).

Camus prend ses distances vis-à-vis de l'existentialisme de Sartre.

« L'absurde naît de cette confrontation entre l'appel humain et le silence déraisonnable du monde. [3] . Deux forces qui s’opposent : l’appel humain à connaître sa raison d’être et l’absence de réponse du milieu où il se trouve.
Ce n'est donc pas le monde qui est absurdemais la confrontation de son caractère irrationnel et de ce désir éperdu de clarté dont l'appel résonne au plus profond de l'homme. Ainsi l'absurde n'est ni dans l'homme ni dans le monde, mais dans leur présence commune. Il naît de leur antinomie.
Nécessité de maintenir l’absurde, ne pas tenter de le résoudre, car l’absurde génère une puissance qui se réalise dans la révolte. La révolte= « l’unedes seules positions philosophique cohérente. »
Camus condamne donc les attitudes d'évasion :
- le suicide, qui consiste à le suppression de la conscience.
- les doctrines situant hors de ce monde les raisons et les espérances qui donneraient un sens à la vie, c'est-à-dire par exemple la croyance religieuse.
Au contraire, seul donne au drame sa solution logique celui qui décide de vivreseulement avec ce qu'il sait, c'est-à-dire avec la conscience de l'affrontement sans espoir entre l'esprit et le monde.

« Je tire de l'absurde, dit Camus, trois conséquences qui sont ma révolte, ma liberté, ma passion. Par le seul jeu de ma conscience, je transforme en règle de vie ce qui était invitation à la mort - et je refuse le suicide ». Ainsi se définit l'attitude de « l'homme absurde ».

3.Amitié après guerre puis rupture.
Leur rupture, qui fit un grand bruit en 1952, marquait sans doute la divergence des choix politiques, sur le communiste en URSS.
Sartre éprouvant de plus en plus de sympathie et Camus de plus en plus d'horreur pour le communisme soviétique.

>humanisme, révolte, goût du bonheur, amour de la « belle forme » chez Camus; engagement politique, révolution,...
tracking img