Sartre

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  • Publié le : 9 mai 2011
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Si je suis mobilisé dans une guerre, cette guerre est ma guerre, elle est à mon image et je la mérite. Je la mérite d'abord parce que je pouvais toujours m'y soustraire, par lesuicide ou la désertion : ces possibles ultimes sont ceux qui doivent toujours nous être présents lorsqu'il s'agit d'envisager une situation. Faute de m'y être soustrait, je l'ai choisie ; ce peutêtre par veulerie, par lâcheté devant l'opinion publique, parce que je préfère certaines valeurs à celle du refus même de faire la guerre (l'estime de mes proches, l'honneur de la famille, etc.). Detoute façon, il s'agit d'un choix. Ce choix sera réitéré par la suite d'une façon continue jusqu'à la fin de la guerre ; il faut donc souscrire au mot de J. Romains : « À la guerre, il n'y a pas devictimes innocentes. » Si donc j'ai préféré la guerre à la mort ou au déshonneur, tout se passe comme si je portais l'entière responsabilité de cette guerre. Sans doute, d'autres l'ont déclarée et l'onserait tenté, peut-être, de me considérer comme simple complice. Mais cette notion de complicité n'a qu'un sens juridique ; ici elle ne tient pas ; car elle a dépendu de moi que pour moi et par moi cetteguerre n'existe pas et j'ai décidé qu'elle existe. Il n'y a eu aucune contrainte, car la contrainte ne saurait avoir aucune prise sur une liberté ; je n'ai aucune excuse, car [...] le propre de laréalité humaine, c'est qu'elle est sans excuse.

Voilà maintenant mes idées:

- Il dit qu’à partir du moment où l’on fait un choix, on s’approprie ce choix
 « cette guerre est MA guerre, elle est àmon image »
- Il dit aussi que lorsque l’on fait un choix, on le mérite car on a fait l’effort de choisir (peu importe les raisons qui nous poussent à choisir)
- En admettant que le choix de fairela guerre nous rend responsables jusqu’au bout, on est forcés de la désirer un minimum, voilà pourquoi Sartre emploie le mot « complice » : ce serait donc la même chose de déclarer cette guerre et...
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