Savoir, pouvoir et formation

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  • Publié le : 7 juin 2011
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AMALFITANO Anne Marie

N° auditeur Cnam : RHA

FICHE DE LECTURE

SUR

“LE SAVOIR, LE POUVOIR ET

LA FORMATION”

De Bruno JARROSSON

Enseignant : Mr GAUBERT

Successivement ingénieur, enseignant de philosophie des sciences puis chef de projet, B. JARROSSON a à son actif une dizaine de livres, dont le dernier s’intitule « le savoir le pouvoir et la formation »; ce livre, il l’a écrit parce que, ce qui l’a frappé à son arrivée dans ce milieu, c’est « la méconnaissance des facteurs de qualité «  ( cf troisième partie page 161 ).
En ce qui concerne ce livre, B. JARROSSON dit que « le savoir ne donne pas le pouvoir ». Je dirai que je ne sais pas s’il donne le pouvoir dans sa totalité, mais en tout cas, il donne DU pouvoir sur ceux qui ne l’ont pas lesavoir, l’information ; j’ai pu m’en rendre compte ( aussi à mes dépends ) dans l’univers du travail ; de fait je dirais même qu’il fait entrer « dans des jeux de pouvoir « . Mais là n’est pas le propos ; j’ai plutôt été intéressée par la partie formation, qui m’a ramenée à mon propre vécu. Le cours PST 106 m’a aidée à faire des liens entre la théorie et ma propre pratique, et le livre, à mettredes mots sur ma pratique, chose que je n’ai jamais eu l’occasion de faire.

Le contexte : j’étais en Espagne à cette époque là, et je devais enseigner le Français langue étrangère ( à domicile ), à des Espagnols( de tous ages et motivations différentes ), pour le compte d’une école de langues privée.
Lorsque j’ai commencé, j’étais totalement « vierge » ; je n’avais aucune expérience, niconnaissances théoriques issues du champs de la formation ; une néophyte complète ; et ce que j’ai trouvé intéressant dans ce parcours, c’est que j’ai eu à tout apprendre, tout à comprendre ; ce fut le voyage ( cette expérience d’enseignant ) de la découverte.
Lorsque j’ai commencé, j’ai été très vite confrontée à la résistance du réèl.
Ne sachant comment m’y prendre ni par où commencer, ma démarche futde procéder par « tâtonnements », pour tester les connaissances, et les limites de cette connaissance, de la langue française ; j’entrais donc avec l’autre dans une longue discussion en Français ( souvent le cours entier la première séance ) pour établir un état des lieux ( vocabulaire, conjugaisons, syntaxe….) de leur niveau.
La résistance du réèl apparaissait au 2ième cours lorsque je devaiscommencer à « expliquer «  des choses ; avoir simultanément plusieurs élèves dans la journée, dès les premiers jours de mon travail d’enseignant m’a permis de découvrir tout aussi rapidement ( et abruptement ), qu’on ne peut pas expliquer une même chose, de la même façon, à tout le monde ! J’ai compris que les gens, et le mental des gens n’étaient pas standardisé ; mais pas tout de suite !Jusqu’à ce que je comprenne cela, j’ai éprouvé une sensation d’impuissance, d’inconfort, de malaise, face à moi-même : était-ce moi qui ne savait pas être claire, qui ne savais pas expliquer « comme il faut « , ou tout simplement n’étais-je pas capable de ? ; ce constat d’échec m’avait menée à une certaine remise en question de mes capacités.
La grande question, comment pouvais-je l’aider à comprendre? Comprendre un point, une notion de la langue française qui lui était étrangère, tout simplement parce que cela n’existait pas ( donc n’a pas de sens ) dans sa langue à lui ( cet autre individu ) ?. Puis un jour, coincée dans le tréfond de mon impuissance, et en désespoir de cause, je me suis dit : « et si je lui faisais un dessin ? « . Etre confrontée à l’échec répétitif de l’autre qui necomprend pas m’a poussée à explorer d’autres voies, et celle-ci, oh miracle, fonctionnait très bien ; j’avais trouvé le début de ma sortie de la « galère ». Les dessins, les graphiques, les images, les avaient aidés à se construire une « idée », une représentation de ce que j’essayais désespérément de leur faire comprendre avec des mots. Au - delà des représentations graphiques, j’avais bien compris...
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