Scène 2 acte 3 de l'école des femmes

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  • Publié le : 19 avril 2010
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Introduction :
L’école des femmes écrit par Molière en 1662 est une véritable dénonciation de la soumission des femmes et de la haute bourgeoisie de l’époque qui donne le pouvoir et l’autorité à l’homme. Molière dénonce donc la conception du mariage de l’époque par le personnage d’Arnolphe, qui est odieux, misogyne et qui a peur que sa future épouse le fasse cocu. Il en devient même obsédé parcette idée. Il choisit donc une jeune fille sotte, inculte puisqu’elle sort d’un couvent où elle a été élevée. Elle ne connaît donc rien de la vie, comme le souhaite Arnolphe, qui veut la modeler selon ses envies, pour mieux la dominer.
Nous allons nous intéresser à la scène 2 de l’acte 3 de l’école des femmes qui jette un regard critique sur la soumission des femmes. Nous verrons le modèlefamilial de l’époque qui donne la toute-puissance à l’homme, ainsi que l’importante influence que l’église exerce sur les mentalités.

La scène met en avant le modèle familial de l’époque ainsi que les droits de l’homme en tant que mari et les devoirs d’une épouse envers celui-ci.

Dans cette scène, Arnolphe inculque à sa future femme, les rudiments des devoirs conjugaux.
Celle-ci commencealors qu’Agnès est en train de réaliser un de ces principaux rôles d’épouse qui est la couture, avant qu’Arnolphe l’interrompe pour lui parler : « Agnès, pour m’écouter, laissez là votre ouvrage ». Pour cela il utilise le présent de l’impératif, ce qui indique un ordre tel que « laissez » ou « regardez moi ». L’utilisation de ce temps montre la domination d’Arnolphe sur Agnès, il est maître deses moindres gestes : «  tournez le visage » . Son discours devient alors une longue liste de devoirs qu’elle devra respecter et se souvenir scrupuleusement en tant qu’épouse : « Et jusqu’au moindre mot imprimez-le-vous bien » . La répétition fréquente de « vous devez » toujours placé en début de ver appuie sur la soumission d’Agnès et la supériorité d’Arnolphe tel que «  vous devez bénir l’heur devotre destinée » , « vous devez toujours , dis-je , avoir devant les yeux … » , «  vous devez du cœur dévorer ces leçons » . Les paroles de celui-ci sont présentées comme une leçon comme le dit lui même Arnolphe dans la proposition précédente ( vous devez .. dévorer ces leçons ) . Cela le met en position de supériorité absolue par rapport à Agnès ; il est comme le professeur et elle l’élève .Pour Arnolphe il y a deux moitiés dans la société qui ne sont pas à égalité : « bien que l’on soit deux moitiés de la société . Ces deux moitiés pourtant n’ont point d’égalité » . Elles désignent , une moitié qui gouverne et l’autre qui obéit : «  l’une est moitié suprême et l’autre subalterne ; L’une en tout est soumise à l’autre qui gouverne » .Cette opposition représente les deux personnages ;Arnolphe s’identifie à l’autorité tandis qu’il rabaisse Agnès à sa soumission totale , par des exemples concrets de cette soumission : « le soldat … au chef qui le conduit » , «  le valet à son maître » , « l’enfant à son père » , et enfin Agnès qui doit considérer son mari comme «  son chef » , «  son seigneur » , « son maître » . Elle est donc comme son esclave comme le montre laproposition « Lorsqu’il jette sur elle un regard sérieux, Son devoir est de baisser les yeux.. » , on peut dire qu’à cette époque la femme n’est rien d’autre que le jouet de l’homme , elle est considérée comme une chose et non comme une personne : « vous paraîtrez à tous un objet effroyable » .L’ignorance d’Agnès laisse transparaître une soumission encore plus grande à l’égard d’Arnolphe , on pourrait dire qu’il achoisi une sotte pour ne point être sot . On peut donc dire que le mariage est une institution qui ne repose pas sur l’amour mais sur la puissance de l’autorité exercé par l’homme .
Arnolphe insiste ensuite sur l’honneur de devenir son épouse , elle doit être digne de lui : « Qui de ce vil état de pauvre villageoise , vous fait monter au rang d’honorable bourgeoise » , « C’est mon...
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