Schelling

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  • Publié le : 31 mai 2011
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Il sa'git, dans cet extrait tiré de l'introduction à la philosophie de la mythologie et écrit par Wilhelm SCHELLING (un philosophe allemand du 18 et 19ème siècle), de savoir ce qu'est un peuple ou ce qui fait un peuple. A première vue, c'est un ensemble d'hommes vivant en communauté, sur un territoire commun, avec une langue commune, et des lois (écrites ou non) définissante un ordre sur cetensemble (la définition du Littré est plus brève : un peuple c'est une multitude d'hommes d'un meme pays et vivant sous les mêmes lois). Mais il n'en va pas ainsi pour Schelling qui réfute cette définition. Il essaie donc de répondre à cette question en nous annonçant d'emblée que ce qui selon lui, lie les individus (et donc nous permet de les caractériser de peuple) c'est une communauté de conscience(conscience venant du latin, conscientia = connaissance en commun, sentiment intime, sentiment moral). Cette communauté de conscience qui fait un peuple, est donc caractérisée par des connaissances ou des sentiments en commun qui lient ces individus entre eux. Schelling prolonge alors son raisonnnement en affirmant que seule une langue commune peut être l'expression immédiate de cette communautéde conscience, qui (la communauté de conscience) ne se fonde que sur une vision commune du monde. Pour Schelling, l'essentiel est le principe d'unification de cet ensemble d'hommes, antérieur à lui et s'enracinant dans l'histoire. Ce "ciment" spirituel d'un peuple, c'est sa mythologie (=vient du grec muthologia= histoire ou étude des choses fabuleuses - histoire des personnages divins dupolythéisme -> récit fabuleux émanant des temps et des idées du polythéisme), sa forme de religiosité. Le lieu géographique, la forme biologique et l'histoire d'un peuple se comprennent à partir de là. Il développe l'idée selon laquelle, il y aurait une corrélation stricte entre l'individuation d'un peuple (individuation = le processus de "distinction d'un individu des autres de la meme espèce ou du groupe,de la société dont il fait partie") et l'individuation d'une mythologie ("il est impensable qu'un peuple existe sans mythologie"). Il développe une thèse qui touche la "réalité" de l'institution symbolique de la société proprement dite, précise que cette institution est bien, aussi celle de la "langue commune", mais dans laquelle la communauté de conscience ne trouve que son expression indirecte,alors que c'est la mythologie qui exhibe la vision du monde commune à tous. Il y a donc une corrélation qu'il faudra interroger, entre langue et mythologie. De plus, Schelling défend une stricte corrélation entre peuples et mythologies, entre institution de sociétés et institution de mythologie - selon lui, peuples et mythologies doivent être nés ensemble, et c'est donc là que se situe lecommencement de l'Histoire. Il faut donc tout d'abord s'interroger sur cet évènement qu'a été la naissance des peuples.
[lecture du texte]
Schelling commence son argumentation en envisageant ce que l'on pourrait lui rétorquer. En effet selon lui ce qui assure la cohésion d'un peuple c'est une vision commune du monde, délivrée par la mythologie, mais il envisage le fait que certains puissent penser quecette cohésion d'un peuple "serait assurée par l'entreprise commune d'une activité quelconque", telle que l'agriculture, le commerce... A celà il réplique, en ajoutant une précision à cet argument, qui lui permet ainsi de soutenir sa thèse. En effet, selon lui, ces activités ne seraient qu'une particularité du concept de "peuple" mais ne rendraient pas raison de l'intégralité de ce concept. Deplus, selon lui, ces activités telles que l'autorité politique, la législation et les moeurs, sont liées de manière tributaire et réciproque (interdépendantes) à une forme de religiosité et donc de mythologie, et ce chez, tous les peuples sans exception. C'est donc bien en fait, au trait théologico-politique de la mythologie que touche Schelling, puisque, en s'adressant lui-même l'objection des...
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