Schrodinger "qu'est-ce que la vie ?"

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  • Publié le : 28 décembre 2010
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Principales découvertes qui vont pousser Schrödinger à s’intéresser à la biologie.

En 1866, un moine morave nommé Grégor Mendel découvre les "lois de l’hérédité" en étudiant la transmission de caractères dans des générations successives de pois. Il crée le concept d’hérédité particulaire, c’est à dire qu’il imagine que les caractéristiques de la plante sont portées par des particules présentesdans celle- ci et que les génération suivantes naissent de la réunion d’une particule provenant du « père » et d’une particule provenant de la « mère ». Il peut ainsi « prédire » les résultats de croisements dans ces plantes expérimentales. L’hérédité peut être réduite à la transmission de particules. Cette théorie passe totalement inaperçue.

En 1868, Haeckel, étudiant la fécondation, décritle spermatozoïde comme une cellule réduite à son noyau, il affirme alors que l'information héréditaire réside dans le noyau.

En 1869, un jeune chimiste suisse nommé Friedrich Miescher essore des bandages purulents... Avec le pus, il dispose d'une source commode de globules blancs, des cellules qui l'intéressent en raison de leur gros noyau. Miescher extrait des noyaux une substance qu’ilbaptise nucléine (du latin nucleus, noyau). Il s’intéresse alors à la composition chimique et relève que le noyau renferme une substance riche en phosphore associée à des protéines.

En 1882, Fleming observe pour la première la formation de chromosomes lors de la division cellulaire.

En 1885, Weismann énonce sa célèbre théorie dite de la continuité germinale. Il considère que le contenu descellules reproductrices (germinales) se transmet de génération en génération et qu’il est seul responsable de l'hérédité. Les autres cellules qui constituent le corps de l'être vivant (cellules somatiques) sont amenées à disparaître avec la mort de l'individu. Cette distinction entre cellules sexuelles et cellules somatiques permet à Weismann de récuser la notion de transmission des caractères acquis,dont étaient notamment partisans Darwin et Lamarck. Selon lui, l'hérédité repose sur la transmission d'une substance d'une structure moléculaire spécifique qu'il situe dans le noyau de l'œuf fécondé.

En 1900, Hugo de Vries, Carl Correns et Erich von Tschermak redécouvrent les lois de Mendel les vérifient puis les étendent aux animaux. En moins d'une décennie, une science nouvelle est fondée surcette base, que Bateson nomme "génétique".
De Vries s'intéresse également à la théorie de l'évolution proposée par Darwin, il cherche en particulier à déterminer si l'évolution est un phénomène graduel ou saltatoire. Pour cela, il met en culture un nombre considérable d'espèces de plantes herbacées, espérant ainsi observer chez l'une d'entre elles un changement brusque. C'est ce qu'il réussitfinalement à observer chez Oenothera lamarckiana : parmi les descendants de cette espèce, un très petit nombre d'individus apparaissent présentant une variation discontinue. De Vries assimile alors ce phénomène à l'apparition d'une nouvelle espèce, et qualifie de mutation ce processus. En réalité, on découvrira bien plus tard que l'observation rapportée chez Oenothera ne correspondait pas à unemutation génique au sens couramment admis aujourd'hui : ce type de variation est en fait imputable à des translocations chromosomiques, fréquentes dans cette espèce. Ce n'était pas non plus une nouvelle espèce qu'il observait, les individus décrits demeurant fertiles entre eux. De Vries eut cependant le mérite de mettre en évidence l'apparition de nouveautés génétiques.

En 1913, Thomas Morgan etAlfred Sturtevant publient la première carte génétique du chromosome X avec la position respective de 3 gènes évaluée par le pourcentage de recombinaison. Ils montrèrent que deux marqueurs localisés sur un même chromosome sont en général transmis ensemble à la génération suivante. Cependant, lors de la méiose, des marqueurs situés sur un même chromosome peuvent être séparés s'il se produit un...
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