Science medico social

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  • Publié le : 24 mars 2010
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Acte V, scènes 5 et 6, Dom Juan, 1665, Molière.
● Ce passage est situé dans les scènes 5 et 6 de l’acte V. Ce sont les deux dernières scènes de la pièce. La vie de Don juan arrive à son terme. Il a invité ironiquement la statue de pierre à manger avec lui, car comment une statue pourrait-elle manger, et elle a accepté son invitation, puis la lui retourne. Il est désormais l’invité, il vadonc subir l’action.
PROBLEMATIQUE.
Comment à travers ces deux dernières scènes, Molière rend-il la fin de Don Juan ambiguë ?
PLAN.


I- Le spectre.
1°- L’image des femmes bafouées.
2°- L’image de la Mort.
II- L’épreuve héroïque.
1°- L’attitude de Sganarelle
2°- L’attitude de Don Juan.
III- La fin de Don Juan.
1°- Le rôle de la statue.
2°- Le feu de la Mort.

DEVELOPPEMENT.I- Le spectre.
1°- L’image des femmes bafouées.
● Don Juan voit un spectre se dresser devant lui : Il est le fantôme des femmes qu’il a déshonorées et perdues, comme l’indique la périphrase en apposition (l.5-6) → Il représente et la culpabilité et le ressentiment.
• Il le connaît puisqu’il l’interpelle par son patronyme « Don Juan ».
● Il ne condamne pas encore le héros,et lui offre une chance ultime de se racheter, d’obtenir la rédemption (l.1 à 3) → Rôle de l’hypothétique « s’il ne se repent pas ici » : Le temps lui est compté + Champ lexical d’une religion pleine de mansuétude : « Miséricorde, Ciel, repend » (l.2). Mais rôle de la restrictive → le repentir se doit d’être rapide, « ici », dans « un moment ».
● Il s’exprime au présent gnomique, car il donneune sentence (l.1 à 3) → Son message est un des moyens d’accès à la voix de Dieu, sous forme de menace et de prophétie
● S’il reconnaît sa voix (l.5-6), c’est qu’il envisage que ce doit être un subterfuge d’Elvire pour le ramener à elle.
2°- L’image de la Mort.
● Par une métamorphose fantastique, le spectre devient image du temps (1ère didascalie)
- le temps est personnifié par lamajuscule, ce qui manifeste son allégorie
- il est accompagné d’une faux, ce qui tant plutôt à évoquer la Mort
→ Dom Juan qui se croyait immortel, se heurte alors aux échéances d’une vie de mortel : Au temps. Il est l’homme du présent, un jouisseur, adepte d’une sorte de Carpé Diem. Il ignore le passé, puisqu’il n’a aucun remords, et ignore le futur puisqu’il se moque du salut de son âme.
● Lafigure de la faux le met en demeure de payer sa dette au temps, dont il a usé et abusé. Il espère encore se battre contre la vision, mais la faux du temps est indestructible. Il brasse le néant et est impuissant à mener cet être irréel dans le réel qu’il possède parfaitement (l.14-15).
=► Registre merveilleux, tragique et didactique.
II- L’épreuve héroïque.
1°- L’attitude deSganarelle.
● Sganarelle, valet de Don Juan, comme l’atteste l’emploi du substantif « Monsieur » et la périphrase « mon maître », plus proche de la superstition, ne s’interroge pas : Il a compris que le spectre était la manifestation de la puissance invisible de Dieu.
● A la fois comique et dramatique :
- Comique parce qu’il n’arrive pas à convaincre son maître, comme le montrent lamodalité interrogative (l.4/14), les impératifs à valeur de prière (« rendez-vous ; jetez-vous »), la présence d’hyperboles (« tant de preuves », « jetez vous vite ») dont le rôle est de convaincre don Juan de se repentir.
- Dramatique, car il a peur, comme le prouvent les interjections anaphoriques « ah ! » (l.7, 16), combinées à la modalité exclamative. De plus, il est tragique etpathétique dans sa tirade finale, notamment alors qu’il invoque Dieu (l.13), sans doute pour réclamer sa protection
● Il est lucide et a compris que la vie de son maître est en jeu et il le prévient (l.16-17) ; il veut lui éviter ce que l’hyperbole désigne comme « le plus épouvantable châtiment du monde »
● A la fin de sa pièce, Sganarelle se retrouve seul, il a le mot de la fin, à la fois...
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