Science politique

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  • Publié le : 14 avril 2011
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Initiatives

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Commercialisation

Des centrales d’achat pour l’arachide au Sénégal
L
  de la Sonacos¹ a été officialisée le  avril ². Après des temps incertains, d’aucuns pensent que les choses devraient désormais « être plus claires ». En attendant, des producteurs d’arachide du Sénégal se sont organisés³. Un programme complémentaire au POGV⁴, programme financé par leFida, a tenté de mieux cibler l’appui à la filière arachidière : le programme complémentaire d’appui aux producteurs d’arachide (Procapa). En , des centrales d’achat ont été créées. Mises en place dans l’urgence, ces structures s’imposent dans le nouveau paysage du bassin arachidier sénégalais. réglait pas le problème de l’arachide, on fermait ». En effet, dans cette partie du Sénégal,l’arachide, avec ses nombreux produits dérivés, est « une affaire de milliards ». Principale source de revenus, elle mobilise micro-entreprises, petit commerce, producteurs bien sûr… mais ce moteur de développement s’est enrayé en , année de la dissolution de la société chargée de la collecte, la Sonagraines. Auparavant, la filière était structurée : les paysans récoltaient et déposaient leur récoltedans des sites, l’arachide leur était achetée à un prix fixé au préalable et garanti. Avec la dissolution de la Sonagraines, la libéralisation de la commercialisation et la réduction des prix aux producteurs, les paysans ont été confrontés au problème de l’écoulement de leurs récoltes. C’est le système dit de livraison « carreau-usine » qui s’est alors imposé (des opérateurs privés, agréés parl’État, achètent les graines dans des points de collecte et les acheminent vers les usines où ils reçoivent l’argent en échange de l’arachide). Principal défaut de ce système : les producteurs se défont de leur production sans assurance de paiement en retour. L’expérience a été douloureuse pour nombre d’entre eux durant la campagne - : certains opérateurs privés sont partis avec les arachidescontre des « bons » qu’ils n’ont jamais remboursés. En outre le prix officiel, fixé par le gouvernement ( FCFA/kg), était rarement respecté, les producteurs craignant de ne pouvoir vendre leurs graines ils s’en remirent souvent au « plus offrant » ou allèrent vendre leur production sur les loumas (marchés hebdomadaires), où les prix d’achat pouvaient descendre à  FCFA/kg. Une expériencetraumatisante pour de nombreux producteurs, qui en tirèrent une leçon : mieux vaut se débrouiller par soi-même. De son côté, pour mieux faire face à la désorganisation de la filière, le POGV s’est agrémenté d’un programme spécifique, le programme complémentaire d’appui aux producteurs d’arachide (Procapa). C’est dans ces circonstances que sont apparues les centrales d’achat. La mise en place descentrales d’achat, difficultés et résultats. Le projet du Fida a appuyé la mise en place de deux centrales d’achat, l’une dans l’arrondissement de Paoscoto (région de Kaolack), l’autre dans la communauté rurale de Ndiago (région de Fatick). Leur objectif : combler le vide laissé par la disparition de la Sonagraines, tant en ce qui concerne la collecte des graines que l’approvisionnement en intrants. Eneffet, outre le problème de la commercialisation, les producteurs d’arachide étaient confrontés à ceux des semences, des engrais, du stockage, du matériel de collecte. Disposant d’un statut juridique de type groupement d’intérêt économique (GIE), ces centrales ont pu avoir recours au crédit dès leur création, et ainsi acheter des intrants. Alliées au Procapa, elles peuvent, après deux années defonctionnement, se prévaloir de résultats encourageants. Chacune des deux centrales a ses spécificités : Quatre-vingt GIE sont membres de la centrale d’achat de Paoscoto. Sur cette campagne, elle a drainé environ  tonnes d’arachides, à partir de trois points de collecte. Sur la campagne -, la centrale de Paoscoto a distribué  tonnes d’engrais, et des crédits suffisants pour...
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