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  • Publié le : 14 mars 2010
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Les conventions au théâtre
Vous devez lire la totalité du dossier (textes et questions) avant de choisir le travail d’écriture. Les trois questions sont communes à tous les sujets : elles vous permettent d’approfondir la lecture des textes. Documents A – Eugène Ionesco, Rhinocéros, 1959. B – Samuel Beckett, Oh! les beaux jours, 1963. C – Alain Rey, dans Le Théâtre, dir. D. Couty et A. Rey, 1980.D – Rhinocéros : mise en scène de Jean-Louis Barrault (1960) et maquette du décor.

Questions
m 1. Montrez ce qui appartient au domaine des conventions dans les documents A et B. Quels sont les éléments les plus fantaisistes et déroutants de ces scènes (dans l’écriture, dans les situations et dans les éléments de mise en scène suggérés par le texte et les didascalies). (2 POINTS) m 2. Quelleparticularité du théâtre – qui le distingue des autres genres littéraires et des autres types de spectacle – le document C met-il en valeur? Dites, à partir des photos (documents D), quels moyens le metteur en scène a trouvés pour rendre compte de l’étrangeté de la scène. (2 POINTS)

Écriture
m Sujet I : Commentaire Vous ferez le commentaire de l’extrait de Rhinocéros de Ionesco. m Sujet II:Dissertation On a pu dire que le théâtre était, parmi les genres littéraires, le plus conventionnel. Après avoir précisé quelles sont les conventions essentielles que le théâtre impose, vous chercherez les raisons pour lesquelles, selon vous, le spectateur se soumet volontiers à ces conventions et accepte sur scène les fantaisies les plus débridées qu’il refuserait dans la vie réelle. m Sujet III :Écriture d’invention Après avoir observé la photo ( document D), mais sans vous en tenir nécessairement aux choix qu’elle révèle, écrivez le texte qu’un metteur en scène pourrait rédiger pour expliquer ses choix de mise en scène de Rhinocéros. Il pourra aussi éclairer son choix des costumes, du décor et expliciter le sens et le registre qu’il veut donner à la scène.

Document A

Une étrangeépidémie affecte les petits fonctionnaires d’une ville imaginaire: ils se métamorphosent les uns après les autres en rhinocéros. Jean manifeste ici les premiers symptômes de la maladie.

BÉRENGER. – Bien sûr, bien sûr. Peut-être avez-vous pris froid quand même. Avez-vous de la fièvre ? JEAN. – Je ne sais pas. Si, sans doute un peu de fièvre. J’ai mal à la tête. BÉRENGER. – Une petite migraine. Jevais vous laisser, si vous voulez. JEAN. – Restez. Vous ne me gênez pas. BÉRENGER. – Vous êtes enroué, aussi. JEAN. – Enroué ? BÉRENGER. – Un peu enroué, oui. C’est pour cela que je ne reconnaissais pas votre voix. JEAN. – Pourquoi serais-je enroué? Ma voix n’a pas changé, c’est plutôt la vôtre qui a changé. BÉRENGER. – La mienne ? JEAN. – Pourquoi pas? BÉRENGER. – C’est possible. Je ne m’en étaispas aperçu. Jean. – De quoi êtes-vous capable de vous apercevoir ? (Mettant la main à son front.) C’est le front plus précisément qui me fait mal. Je me suis cogné, sans doute! Sa voix est encore plus rauque. BÉRENGER. – Quand vous êtes-vous cogné? JEAN. – Je ne sais pas. Je ne m’en souviens pas. BÉRENGER. – Vous auriez eu mal. JEAN. – Je me suis peut-être cogné en dormant. BÉRENGER. – Le choc vousaurait réveillé. Vous aurez sans doute simplement rêvé que vous vous êtes cogné. JEAN. – Je ne rêve jamais… BÉRENGER, continuant. – Le mal de tête a dû vous prendre pendant votre sommeil, vous avez oublié d’avoir rêvé, ou plutôt vous vous en souvenez inconsciemment! JEAN. – Moi, inconsciemment? Je suis maître de mes pensées, je ne me laisse pas aller à la dérive. Je vais tout droit, je vaistoujours tout droit. BÉRENGER. – Je le sais. Je ne me suis pas fait comprendre. JEAN. – Soyez plus clair. Ce n’est pas la peine de me dire des choses désagréables. BÉRENGER. – On a souvent l’impression qu’on s’est cogné, quand

on a mal à la tête. (S’approchant de Jean.) Si vous vous étiez cogné, vous devriez avoir une bosse. (Regardant Jean.) Si, tiens, vous en avez une, vous avez une bosse en...
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