Sdfdrdfdsdsds

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 4 (927 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 23 novembre 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Dans la crise actuelle du capitalisme, rien n’est plus symbolique que le naufrage des grandes firmes automobiles américaines. Elles ont tout inventé : le productivisme, la division du travail, lachaîne de montage, la consommation de masse… Alors que la faillite guette General Motors (GM), c’est toute l’histoire industrielle du XXe siècle qui défile… dans le rétroviseur. Et c’est l’hégémonieéconomique des États-Unis qui vacille. Impensable, il y a peu de temps encore ! Et pourtant c’est bien de « faillite » que s’entretiennent cette semaine à Detroit les dirigeants de GM, de Chrysler, lessyndicalistes de la United Auto Workers, et les membres d’un groupe de travail constitué par Barack Obama. Il est loin, très loin, le temps où l’illustre Alfred P. Sloan, patron pendant trente-trois ansdu « géant de Detroit », dictait sa politique au président Eisenhower, le sommant de liquider les tramways qui faisaient du tort à ses automobiles ou à ses autobus, et lui enjoignant d’entreprendre unegrande politique de construction autoroutière qui encouragerait l’achat de ses Cadillac et autres Buick. Le bonhomme n’était pas vraiment un écolo, mais qui l’était en 1956 ?
Aujourd’hui, leshéritiers d’Alfred mangent dans la main d’un jeune président américain, et ils connaissent l’humiliation, au pays du libéralisme triomphant, de tout attendre de l’État. De l’administration Bush, ils ont déjàreçu une aide de 13,4 milliards de dollars. De son successeur, ils espèrent une rallonge de 16 milliards, sans laquelle ils devront se résigner à se placer sous la protection du « chapitre 11 » de laloi américaine sur les faillites. Ce qui, certes, ne signifie pas liquidation, mais peut y conduire. Car GM a perdu 31 milliards de dollars en 2008, et 86 depuis 2005. Et la chute n’a pas le moins dumonde été enrayée puisque les ventes de la firme de Detroit ont encore baissé de 53 % au mois de février, alors que celles de son rival historique, Ford, n’ont guère mieux résisté (- 48 %). On...
tracking img