Secteur bancaire

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  • Publié le : 18 juin 2011
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Partie I : Présentation du secteur bancaire et du groupe BMCE :

En 2004, le secteur bancaire poursuit son mouvement de concentration. Les banques françaises déjà particulièrement présentes au Maroc par le canal de trois filiales locales, bénéficient de la restructuration du secteur, puisque le CIC a, en juin 2004, fait son entrée dans le capital de la troisième banque marocaine, la BMCE.Face à des banques commerciales globalement saines, les anciens organismes financiers spécialisés, devenus des banques avec la loi bancaire de 1993 et soumis à des règles prudentielles resserrées, souffrent toujours de difficultés de gestion en dépit de la mise en place de plans de redressement.
La réforme de la loi bancaire est actuellement à l’ordre du jour afin de permettre à la banquecentrale de mieux tenir son rôle de supervision et de contrôle ; cette réforme passe notamment par le désengagement de la banque centrale du capital des banques publiques et le renforcement des règles prudentielles.
Les concours bancaires demeurent au Maroc la principale source de financement de l’économie. Cette situation explique que, malgré des taux d’intermédiation encore élevés par rapport auxcoûts des ressources, le secteur bancaire marocain soit dans l’ensemble florissant.

Chapitre 1 : La présentation du secteur bancaire au maroc.

1 Le paysage bancaire marocain

1. Un potentiel de développement encore très important:
A fin décembre 2003, les 19 banques agréées marocaines offraient au pays un guichet pour 17 000 habitants, soit un taux de bancarisation qui ne concerneencore que le quart de la population totale, mais la moitié de la population urbaine. Près du tiers du réseau bancaire est concentré sur l’agglomération casablancaise.

1-2. Une présence marquée des banques étrangères :
Les grandes banques privées du royaume comptent dans leur actionnariat des banques étrangères plus ou moins impliquées dans leur gestion. On recense:
- Des filialesfrançaises :
* BNP PARIBAS contrôle 63,12% de la Banque Marocaine pour le Commerce et l’Industrie (BMCI),
* la SOCIETE GENERALE contrôle 51,9% de la Société Générale Marocaine de Banque (SGMB),
* le CREDIT AGRICOLE contrôle 51% du CREDIT DU MAROC.
- Des participations étrangères minoritaires mais significatives et s’accompagnant d’accords commerciaux :
* le CIC, depuis juin2004, avec 10% dans le capital de la Banque Marocaine du Commerce Extérieur (BMCE),
* SANTUSA HOLDING (Espagne) avec 14,48% du capital de ATTIJARIWAFA BANK,
* LE CREDIT AGRICOLE avec1,44% du capital de ATTIJARIWAFA BANK, mais présent à hauteur de 34% dans les filiales stratégiques que sont WAFASALAF (2ème société de crédit à la consommation de la place, après EQDOM, la filiale du groupeSOCIETE GENERALE) et WAFAGESTION.

1-3. Le secteur bancaire marocain se partage en quatre catégories d’établissement :
a – Les banques de dépôts classiques, aujourd’hui au nombre de sept : parmi elles, on trouve les cinq grandes banques privées qui réalisent près des deux tiers de la collecte des dépôts bancaires, à savoir : LA BANQUE COMMERCIALE DU MAROC (désormais dénomméeATTIJARIWAFA BANK) qui vient de racheter WAFABANK, la BANQUE MAROCAINE DU COMMERCE EXTERIEUR (BMCE) et les trois filiales françaises, en l’occurrence la SGMB, la BMCI et le CREDIT DU MAROC.

b – Le crédit du maroc, constitué de la Banque Centrale Populaire (BCP) et son réseau de Banques Populaires Régionales (BPR), qui est un organisme public à caractère mutualiste, concerné enparticulier par la collecte de la petite épargne : le groupe des Banques Populaires se distingue par sa position dominante en terme de collecte des dépôts (28% de part de marché à fin 2003), en grande partie générée par des relations privilégiées avec les Marocains résidant à l’étranger (60% de part de marché sur le créneau MRE), et sa position leader dans la distribution de crédits aux PME. La...
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