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Les effets de la libéralisation financière sur l’investissement privé :
Une approche en panel pour les différents secteurs d’activité en Tunisie
Mourad ZMAMI(

Version préliminaire

Résumé : L'objectif de notre recherche est d'étudier le processus de la libéralisation financière et son impact sur l'investissement dans les différents secteurs d’activité en Tunisie. La libéralisationfinancière agit sur l’investissement privé via deux canaux de transmission à savoir : taux d’intérêt et le crédit. Sur le plan empirique nous optons pour une approche en panel pour analyser les effets potentiels de la libéralisation financière sur l’investissement privé dans les différents secteurs d’activité durant la période 1983-2006. Il ressort de notre analyse que le processus de la libéralisationfinancière entrepris, par les autorités tunisiennes depuis 1986, a permis d'éliminer en grande partie les contraintes de financement résultant, du comportement des banques d'une part, et de la main mise de l'Etat sur le secteur financier d’autre part. Au terme de notre étude, nous pouvons constater, aussi, que la libéralisation des taux d’intérêt n’a pas eu les effets attendus sur l’investissementprivé.
Mots clés : Investissement privé, libéralisation financière, Secteur d’activité, Panel, Tunisie
Classification JEL : E22-F31-H32-C23

1- Introduction

Le débat sur l’effet de la libéralisation financière sur le développement économique a été relancé en 1973 par Mc Kinnon et Shaw. Ces auteurs critiquent le système de la répression financière caractérisé par le contrôle direct du systèmebancaire, et des décisions des prêts guidées par des facteurs politiques plutôt que des considérations d’efficacité. Mc Kinnon et Shaw (1973) retiennent deux arguments majeurs contre la répression financière. D'une part, le plafonnement des taux d'intérêt a des niveaux bas réduit l'épargne, l'offre des fonds prêtables et les ressources disponibles du secteur financier.  Ce qui diminuel'investissement et défavorise le processus de la croissance économique. D'autre part, la répression financière entraîne une mauvaise allocation des crédits. Ces derniers sont soumis au contrôle direct de l’état, ce qui limite la concurrence entre les banques générant, ainsi, des effets défavorables sur le développement financier et, par conséquent, sur l’activité économique.
Il est donc clair que lesinterventions étatiques induisent plusieurs distorsions financières. Pour corriger ces distorsions, Mc Kinnon et Shaw (1973) et d’autres préconisent la libéralisation financière. Cette dernière constitue un moyen simple et efficace pour la réalisation de la croissance économique par le bais de l’accroissement de la compétitivité des banques, l’amélioration de la productivité du capital et lastimulation de l’épargne.
En raison de l’évidence théorique et empirique des effets adverses associés à la répression financière[1], le processus de la libéralisation financière a été au cœur des programmes de réforme économique dans plusieurs pays en développement. Désormais, cette politique de libéralisation financière a été implantée, à partir des années soixante dix, dans les pays d’Amérique latineet puis ce mouvement de libéralisation amorcé, va s’étendre aux pays d’Afrique et de Moyen-Orient, généralement sous l’égide du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale.

Ces faits stylises ont stimulé une importante activité de recherche traitant dles effets de la libéralisation financière sur les performances économiques en l’occurrence l’épargne et la croissance économique[Bandiaria et all (2000) Bekeart, G ; Harvey .C et Lundbold, C (2001)] .Très récemment, une attention particulière a été accordée à la relation entre lalibéralisation financière et l’investissement privé [Leaven (2003) Ghosh, S (2006) et Wang (2006)].

La libéralisation financière est une manière de lever la répression financière. C’est un processus qui remet en cause un mode de régulation de...
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