Secteur minier

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  • Publié le : 21 juin 2011
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Secteur MinierL’AGETIPA travaille avec des compagnies minières nationales et internationales telles que Straits Ressources Limited (Straits ou SRL) et Consolidated Mining Limited (MCM) pour le projet d’extraction de charbon de SAKOA, ainsi que Sherritt du projet d'extraction de nickel et de cobalt AMBATOVY.

> Pour le projet d’extraction de charbon de Sakoa, l’AGETIPA a réalisé une étude defaisabilité des infrastructures publiques hors site minier.

Cette étude a porté sur :

- Les choix techniques optimum dans la réalisation des infrastructures publiques de la zone d’extraction et du port, afin de converger vers la meilleure solution technique, technologique, économique, environnemental, social et le meilleur coût financier.
- Des éléments de coûts assez précis que le Clienta intégré dans son programme d’investissement et son Business Plan pour l’évaluation économique et financière globale de son projet.
- Le Permis et les autorisations nécessaires à l’exploitation du site, portant sur les travaux de construction, sur les éléments environnement et social, foncier (Déclaration d’Utilité Publique si nécessaire), concession (activités régulées), etc.> Pour LeProjet Ambatovy (Sherritt), les travaux de l’AGETIPA ont porté sur :
- La construction d’une voie d’accès incluant un pont traversant les Pangalanes- La construction d’un nouveau marché pour recaser tous les marchands de la voie
- La construction d’un parking pour 350 camions permettant de recaser tous les camions en attente de chargement et de déchargement le long de la voie
- L’accompagnement etassistance au Projet -------------------------------------------------
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Madagascar est identifié comme une des priorités de conservation de la biodiversité dans le monde, considérant la diversité de ses ressources, leur endémisme et la menace qui pèse sur elles (Mittermeier, 1988). Bien que ce pays représente seulement 1,9 % du territoire africain auquel il est géopolitiquement associé, ontrouve sur la Grande Île près de 25 % de toutes les espèces de plantes africaines. Dans l’ensemble, environ 80 % des espèces de plantes à Madagascar sont endémiques et, dans le cas des animaux, la proportion est encore plus grande. L’exemple le plus connu est le lémurien, dont près de la totalité des espèces n’apparaît naturellement qu’à Madagascar1. Bien que l’on manque d’indicateurs précis, desauteurs, tant malgaches qu’étrangers, estiment que la dégradation du milieu naturel s’accélère à Madagascar, notamment sous l’effet d’une pression démographique croissante et, à ce titre, la Grande Île est souvent évoquée pour son fort degré de dégradation de l’écosystème (Kull, 2004; Richard et O’Connor, 1997; Randrianarijaona, 1988). Ces conditions ont incité le gouvernement malgache à élaboreret à mettre en œuvre depuis la fin des années 1980, avec notamment l’appui financier et technique de la Banque mondiale, un Plan d’action environnemental visant à freiner cette dégradation. Mais au-delà de la « richesse naturelle » que représente la biodiversité, Madagascar est un pays économiquement pauvre dont les ressources exportables, notamment minières, sont encore peu valorisées encomparaison d’autres pays d’Afrique subsaharienne (Banque mondiale, 2004a; 2003a). Dans la mesure où la pression pour l’intégration à l’économie mondiale s’est accentuée au cours des 25 dernières années, les investissements étrangers apparaissent aujourd’hui comme une condition nécessaire à la croissance économique, malgré de nombreuses réserves formulées à cet égard (Sarrasin, 2005a; 1999; Hibou, 1998;Campbell et Parfitt, 1995). Paradoxalement, la libéralisation des économies africaines est maintenant présentée comme un vecteur de protection des ressources naturelles, sinon comme une forme de gestion rationnelle de celles-ci. C’est dans ce contexte que nous proposons d’analyser l’implantation d’un projet d’exploitation des sables minéralisés qui a débuté en 2005 dans la région de Tolagnaro, au...
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